Assane Diop, membre du pôle Recherche, Veille et Analyse du Cercle des cadres de la République des Valeurs, accuse le Premier ministre Ousmane Sonko de chercher à se dédouaner du bilan économique du régime. Dans une tribune, il dénonce une tentative de rejet des responsabilités sur les alliés d’hier, alors que le Sénégal fait face à des difficultés économiques et budgétaires.
« Ce naufrage économique a un nom, une co-gestion et des responsables identifiés », affirme-t-il, estimant que Pastef ne peut se soustraire à sa part de responsabilité dans la conduite des affaires publiques au cours des deux dernières années.
Pour Assane Diop, les orientations économiques et les arbitrages budgétaires du pouvoir ont contribué à fragiliser la situation financière du pays. Il accuse notamment Ousmane Sonko de vouloir rejeter sur son ancien allié », l’ensemble du passif de la gouvernance.
Sur la cherté de la vie et la pression fiscale, le responsable de la République des Valeurs reproche au régime d’avoir privilégié les prélèvements fiscaux au détriment d’une véritable stratégie de relance économique.
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« Plutôt que d’opter pour un véritable plan de redressement économique axé sur la production, la relance et le soutien à l’investissement créateur de richesses, ils ont fait le choix d’un simple redressement fiscal à courte vue », soutient-il.
Il estime que cette politique pèse sur les ménages et fragilise les entreprises, accusant les nouvelles taxes de contribuer à l’essoufflement du tissu économique.
Le secteur du bâtiment, des travaux publics et de l’immobilier figure également parmi ses principales préoccupations.
Assane Diop dénonce la mise à l’arrêt d’une partie de ces activités, qu’il attribue aux décisions du régime, et souligne les conséquences potentielles sur l’emploi des jeunes.
Selon lui, maçons, ingénieurs, techniciens et petits commerçants font partie des acteurs affectés par cette situation.
Au-delà des choix économiques, il critique la méthode de gouvernance et appelle à davantage de rigueur dans la gestion de l’État. « L’État ne se gère pas par des oukases, des provocations de tribun ou des simulacres de débats permanents », écrit-il.
Pour Assane Diop, le Sénégal a besoin de constance, de méthode et de transparence pour faire face aux tensions de trésorerie et aux difficultés budgétaires.
Il conclut en appelant à mettre fin aux querelles politiques et aux accusations réciproques, au profit d’une politique davantage tournée vers les intérêts des citoyens.



