La grève générale au Sénégal s’est achevée vendredi 23 octobre, après trois jours de mobilisation dans les secteurs public, parapublic et privé. Les centrales syndicales l’avaient décrétée dans un contexte de morosité économique et de tensions autour des nouveaux Codes du travail et de la Sécurité sociale, adoptés par l’Assemblée nationale le 18 août par 129 voix pour et quatre abstentions.
Depuis plusieurs mois, les syndicats dénoncent l’adoption de ces textes sans concertation préalable. Les associations nationales de retraités s’y opposent également : elles redoutent notamment que les nouvelles dispositions permettent à l’État de nommer ou de révoquer le directeur général de l’IPRES, ce qui, selon elles, affaiblirait le rôle du conseil d’administration.
Le mouvement a aussi donné lieu à un bras de fer sur sa légalité. Le ministère de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public a jugé le mot d’ordre illicite, au motif qu’il reposait sur un seul préavis adressé au ministère. Mody Guiro, secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs du Sénégal, estime néanmoins que la grève a été largement suivie à Dakar et dans le reste du pays. Il juge que les réquisitions et les menaces de sanctions n’ont pas empêché les syndicats de mener leur action. RFI Afrique rapporte qu’il s’est dit satisfait de la mobilisation, tout en précisant que la grève n’avait pas vocation à arrêter toute l’économie.
Après cette séquence de trois jours, les syndicats se tournent vers un nouveau cycle de négociations. Le président du Haut Conseil du dialogue social a rencontré leurs représentants pour rechercher une issue à la crise. Ils ont ensuite échangé avec le ministre du Travail et restent disponibles pour poursuivre les discussions avec lui et rencontrer les autorités, notamment le Premier ministre.
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À quelques jours du démarrage des Jeux olympiques de la jeunesse, des personnes désignées comme « ambassadeurs de la paix » par les syndicats s’efforcent de maintenir le dialogue entre le gouvernement et les travailleurs.



