À Dakar, le président de l’Assemblée nationale, Malick Ndiaye, a salué lundi une nouvelle stratégie sénégalaise de gestion de la dette à moyen terme, qu’il a présentée comme plus rigoureuse et fondée sur l’anticipation. Il s’exprimait à l’ouverture d’une rencontre d’experts consacrée à la crise d’endettement du Sénégal dans une perspective globale.
Dans son intervention, il a mis en avant plusieurs axes de cette stratégie : l’amélioration du profil de la dette, la maîtrise des refinancements, la réduction des vulnérabilités liées aux taux d’intérêt et aux devises, ainsi que la diversification des sources de financement. Le dispositif doit aussi renforcer la prévisibilité des charges futures.
Malick Ndiaye a ensuite averti contre toute gestion précipitée de la dette. Au fil des éléments rapportés par Xalima, il a défendu une conduite fondée sur la méthode, la transparence et l’anticipation, en insistant sur une centralisation plus poussée de l’information et sur un meilleur suivi des engagements directs et contingents.
Une réforme élargie aux finances publiques
Le président de l’Assemblée nationale a également appelé à un encadrement strict des garanties et à une attention particulière portée aux partenariats public-privé. Il a souligné, dans le même mouvement, la nécessité de mieux articuler les besoins de financement de l’État avec la programmation budgétaire pluriannuelle.
Pour lui, la réforme des finances publiques ne peut pas se limiter à la réduction des dépenses. Elle doit aussi transformer la manière de décider, d’autoriser, d’exécuter, de contrôler et d’évaluer les politiques publiques.
Malick Ndiaye a enfin estimé que le Sénégal est engagé dans une dynamique devant permettre, à terme, d’assainir les finances publiques, de renforcer la mobilisation des ressources internes, d’améliorer la qualité de l’investissement public et de mieux encadrer les risques budgétaires, avec l’objectif de restaurer progressivement les équilibres macroéconomiques.