Après des tirs de mortiers sur la police française, l’identité de l’organisation dont les partisans ont mis Marseille à l’arrêt

Ce qui devait être un rassemblement statique devant la préfecture des Bouches-du-Rhône a rapidement échappé à tout contrôle ce jeudi 22 janvier 2026. Dans le sud de la France, une mobilisation d’envergure a viré à l’affrontement direct avec les forces de l’ordre, transformant plusieurs artères commerçantes en scènes de guérilla urbaine et provoquant la fermeture d’urgence de bâtiments publics.

La tension est montée d’un cran en milieu d’après-midi dans le 6e arrondissement de la cité phocéenne. Selon les informations rapportées par Anadolu, près de 2 500 sympathisants de l’organisation PKK/YPG s’étaient réunis pour manifester. L’événement a dégénéré lorsque des tirs de mortiers d’artifice et divers projectiles ont visé les effectifs de police chargés d’encadrer le cortège. Le secteur de la préfecture a été entièrement noyé sous les gaz lacrymogènes, tandis que les détonations résonnaient dans le centre-ville.

Les dégâts matériels sont importants, particulièrement rue Saint-Férréol où du mobilier urbain a été détruit et des vitrines de commerces brisées. Une caméra de vidéosurveillance a également été arrachée par les émeutiers. Face à cette situation, Sophie Camard, maire des 1er et 7e arrondissements, a ordonné la fermeture immédiate de la mairie de secteur pour mettre ses équipes à l’abri. Témoin directe des événements sur la Canebière, l’élue a évoqué sur le réseau social X des scènes de « graves violences urbaines commises par des fous furieux ».

Le préfet Jacques Witkowski a condamné ces agissements, rappelant que si le droit de manifester pacifiquement est protégé, « aucune atteinte à l’ordre public ne sera tolérée ». Les conséquences sur le quotidien des Marseillais ont été immédiates : treize stations de la ligne T3 du tramway ont fermé, la station de métro Réformés-Canebière a baissé le rideau, et plusieurs lignes de bus ont dû être déviées.

Ce déchaînement de violence s’inscrit dans un contexte régional déjà tendu. La presse française note une recrudescence d’actions menées par des partisans des « Forces démocratiques syriennes », structure dont l’épine dorsale est constituée par le YPG, branche syrienne du PKK. Quelques jours plus tôt, des échauffourées similaires avaient éclaté à Marignane et dans le 8e arrondissement de Marseille, faisant neuf blessés dans les rangs de la police. Pour rappel, le PKK figure sur la liste des organisations terroristes établie par l’Union européenne.

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