L’offensive économique des entreprises ouest-africaines vers le sud du continent se précise. Au palais présidentiel de Luanda, une rencontre de haut niveau s’est tenue ce mardi entre le chef de l’État angolais et un capitaine d’industrie ivoirien. Au cœur des échanges : l’exportation d’un savoir-faire technique spécifique pour accompagner la vaste politique de modernisation enclenchée par l’Angola.
La coopération sud-sud prend une tournure concrète avec le déplacement de Nidjabedjan Soro en terre angolaise. Le Président-Directeur Général du groupe ivoirien SCHIBA Holding a été reçu en audience, le mardi 27 janvier, par le président João Lourenço. Selon les éléments rapportés par Agence Afrique, cette entrevue marque une étape décisive dans la stratégie d’expansion du groupe, qui cherche à étendre son empreinte bien au-delà de sa base ouest-africaine.
L’objet central de cette audience concernait un domaine vital pour le développement de l’Angola : les infrastructures routières. À la sortie de son entretien avec le dirigeant angolais, Nidjabedjan Soro a fait état d’échanges fructueux, précisant que le président Lourenço a manifesté un « vif intérêt » pour l’implantation de l’expertise ivoirienne dans son pays. Luanda, qui est engagé dans un processus de financement et de modernisation de ses voies de communication, identifie dans l’offre du groupe ivoirien une opportunité pour densifier et améliorer son réseau national.
Cette démarche s’inscrit dans une vision plus large portée par SCHIBA Holding. Le groupe multisectoriel, qui compte aujourd’hui neuf filiales allant de l’agro-industrie aux assurances, fait du BTP et du Génie Civil son fer de lance pour conquérir l’Afrique australe. Avant cette étape angolaise, l’entreprise avait déjà manifesté son intérêt pour des marchés similaires en République démocratique du Congo et au Gabon l’année dernière. L’accueil réservé par la présidence angolaise suggère que cette offensive stratégique pourrait rapidement se traduire par des chantiers concrets.