La Haute représentante du président Bassirou Diomaye Faye, Aminata Touré, a pris part au Dialogue annuel du Club de Madrid, une rencontre internationale ouverte par le roi d’Espagne Felipe VI. Elle y a porté un plaidoyer en faveur d’une refonte de la gouvernance mondiale, dans le droit fil de la diplomatie impulsée par le chef de l’État sénégalais.
Lors de son intervention, l’émissaire du palais présidentiel a mis l’accent sur deux revendications majeures pour l’Afrique : la fiscalité des multinationales et l’octroi d’un siège permanent au Conseil de sécurité des Nations unies. Tel que rapporté par Senenews, elle a dénoncé les taux d’intérêt excessifs appliqués aux pays africains sur les marchés financiers et le manque de transparence des grandes entreprises opérant sur le continent.
La question des réparations liées à l’esclavage et à la colonisation a également été soulevée. Cette exigence n’est pas nouvelle : en mai 2026, à l’occasion de la Journée de l’Afrique célébrée à Dakar, des organisations de la société civile comme Open Society Foundations ou AfrikaJom Center avaient déjà appelé à des réparations concrètes, incluant la restitution du patrimoine spolié et une reconnaissance officielle des préjudices historiques.
La participation d’Aminata Touré à ce forum de haut niveau illustre la volonté de Dakar de peser dans les débats sur la réforme des institutions mondiales. Le Sénégal, par la voix de sa Haute représentante, entend ainsi porter des dossiers jugés cruciaux pour l’avenir du continent.
L’absence d’un siège africain permanent au Conseil de sécurité, a rappelé Aminata Touré, constitue un déséquilibre hérité de la création de l’organisation en 1945.

