C’est une rupture historique qui met un terme à près de huit décennies de collaboration sanitaire. Après avoir notifié son intention de se retirer l’année précédente, l’administration américaine a rendu effectif son départ de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) ce 22 janvier. Une décision lourde de conséquences diplomatiques et financières, immédiatement contestée par la direction de l’agence onusienne qui a tenu à répondre point par point aux justifications fournies par la Maison Blanche.
Le divorce est désormais consommé entre Washington et Genève. Alors que les États-Unis figuraient parmi les membres fondateurs et les principaux contributeurs de l’organisation, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a réagi fermement à cette officialisation. Sur la plateforme X, il a directement remis en cause la validité des arguments présentés par l’administration Trump pour justifier ce retrait.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le patron de l’OMS a qualifié les raisons invoquées par les États-Unis de « fausses » et « infondées ». Au-delà de la contestation sémantique, Tedros Adhanom Ghebreyesus a surtout lancé un avertissement sur l’impact global de cette décision, affirmant que cette notification de retrait rend non seulement les États-Unis, mais aussi le monde entier « moins sûrs » face aux menaces sanitaires.
**Un contentieux centré sur la gestion des crises et le financement**
Ce départ, qui clôt 78 ans d’adhésion, trouve sa source dans les critiques récurrentes formulées par le président Donald Trump, notamment depuis la pandémie de Covid-19. L’exécutif américain reproche à l’institution une gestion jugée défaillante des premières étapes de l’épidémie et une proximité supposée excessive avec Pékin. Washington a régulièrement accusé l’OMS d’avoir relayé des informations inexactes provenant de la Chine et d’avoir « politisé » la crise sanitaire.
L’autre point de friction majeur demeure financier. L’administration américaine estime avoir supporté une charge disproportionnée par rapport à d’autres puissances, sans bénéficier d’un traitement équitable en retour. C’est sur la base de ces griefs que le retrait a été enclenché pour devenir effectif après le délai réglementaire d’un an.
**L’OMS défend son impartialité**
Face à ces accusations, l’agence onusienne maintient sa ligne de défense. Elle rejette catégoriquement l’idée d’un programme « politisé et bureaucratique » ou d’une influence étrangère hostile aux intérêts américains. Dans sa communication, l’organisation rappelle qu’elle est dirigée par 194 États membres et qu’elle opère « sans crainte ni favoritisme ».
Malgré la sévérité de la rupture, la porte ne semble pas définitivement fermée du côté de Genève. Tedros Adhanom Ghebreyesus a exprimé l’espoir que les États-Unis reprendront une participation active à l’avenir, rappelant que l’OMS continuera, en attendant, de coopérer avec l’ensemble des nations pour garantir le droit à la santé. Ce retrait s’ajoute à d’autres mesures de fermeture récentes prises par Washington, marquant un tournant isolationniste assumé.
Un jour triste pour pour notre sécurité sanitaire. Nous devons tous nous faire du souci maintenant. Ce bon à rien de Tedros Adhanom Ghebreyesus s’est complètement couché devant la Chine pour sa gestion de l’épidémie mondiale de la COVID-19. Nous avons perdu beaucoup de parents a cause de sa négligence.
l’ONU aurait mieux fait de le débarquer il y a bien longtemps.
l’Afrique va le plus souffrir de cette situation sans précédent, particulièrement les pays de la région des grands lacs. La république démocratique du Congo est le foyer ardant des maladies les plus dangereuses de la planète et les États-Unis étaient physiquement les seuls qui servaient de barrières contre cet armageddon médical qui guette l’humanité.