Alioune Tine décrypte la rencontre Diomaye-Macron et la fracture avec Sonko

Alioune Tine a analysé la rencontre entre Bassirou Diomaye Faye et Emmanuel Macron, ainsi que les tensions au sommet de l’État. Lors de cet entretien accordé vendredi 25 septembre à PressAfrik, le fondateur d’Afrikajom Center a estimé que les présidents sénégalais n’ont pas nourri de complexe dans leurs rapports avec la France, citant notamment Macky Sall et Abdoulaye Wade.

Pour l’ancien président de la RADDHO, l’évolution de Diomaye Faye traduit un « réalisme » lié à l’exercice du pouvoir. Élu en 2024 sur une demande de rupture, le chef de l’État a ensuite vu Pastef remporter les législatives anticipées du 17 novembre 2024. Mais cette victoire ne fait pas disparaître les contraintes concrètes de gouvernement : le nguur, le pouvoir dans sa dimension pratique, consiste à décider, nommer, distribuer, sanctionner et orienter les ressources. Tine estime que Diomaye Faye s’est éloigné de la ligne radicale de Pastef pour répondre aux impératifs de gestion, de rassemblement et de recherche d’alliances. Il a aussi rappelé le poids de la France et des États-Unis au Fonds monétaire international (FMI), ainsi que l’importance des partenariats dans la conduite des affaires publiques. Il a évoqué une formule de Mamadou Dia au sujet des institutions financières internationales : « Je n’ai pas scié la branche sur laquelle je suis assis. »

Sur le plan intérieur, Alioune Tine a décrit la fracture entre Diomaye et Sonko, après plus de dix ans de compagnonnage politique. Leurs désaccords sur la gestion de l’État ont, d’après lui, déclenché une « guerre fratricide ». Cette crise met en tension la promesse de rupture et l’exercice du nguur, et se répercute, selon Tine, sur la vie des Sénégalais, confrontés à la cherté de la vie, à la hausse des loyers, au coût des denrées de première nécessité et aux coupures d’électricité.

L’analyste a également exprimé son inquiétude sur le fonctionnement des institutions. Il rappelle que le président détient un pouvoir exécutif fort tandis que le pouvoir législatif contrôle l’État, et plaide pour la concertation et le dialogue entre ces deux piliers. Dans un pays où la demande de rupture a porté l’alternance de 2024, il rappelle la fragilité de la démocratie sénégalaise, tout en déclarant : « Rien n’est impossible. »

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4 commentaires

  1. Il ne s’agit ni de fracture ni de guerre fratricide mais de divergences sur un certain nombre de sujet …
    Un homonyme de Sonko est le sang de Diomaye Faye … N’exagère rien Monsieur Tine…

    **ONLY What SERIGNE MOUNTAKHA Wants Will Happen !!!

  2. Diomaye et Sonko se sont séparés juste parce qu’ils ont accepté de ne pas franchir le seuil du secret d’état. Il ne devait pas du tout y avoir de secrets d’état entre eux..!
    Entre macron et les loges maçonniques de france, il n’y a pas du tout de secrets d’état alors pourquoi Sonko et Diomaye l’ont acceptés ? Voici le coeur de leur divergence… Monsieur Tine

  3. Le peuple qui avait dégagé Macky Sall est toujours là près a continué son job c’est a installer Ousmane Sonko au pouvoir en 2029 que Diomaye Faye nous organise des élections point

  4. Quel mauvais choix de la part du président Diomaye Faye de soutenir la candidature de Macky Sall !
    Je comprends ses motivations, mais je ne les approuve pas. Cela envoie un très mauvais signal au peuple en quête de justice.
    Il s’agit d’un deal avec l’APR pour s’assurer leur soutien à son nouveau parti lors des prochaines élections législatives au Sénégal, dans le but de constituer une majorité parlementaire contre le Pastef.
    J’attendais mieux de Diomaye ; je suis très déçu qu’il soit tombé dans ce piège.

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