« La décision s’impose à tous. » C’est par ces mots que Ousmane Sonko, l’ex-Premier ministre devenu président de l’Assemblée nationale, a accueilli l’invalidation de la réforme constitutionnelle par le Conseil constitutionnel le 9 juillet 2026.
Deux jours plus tard, le 12 juillet, Al Jazeera a diffusé une vidéo intitulée « Friends turned foes: The split reshaping Senegal ». Le reportage documente la rupture entre Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, dont l’alliance avait porté le PASTEF au pouvoir en 2024.
Le texte invalidé, adopté par l’Assemblée nationale le 29 juin 2026, visait à renforcer les pouvoirs du Parlement. Il interdisait notamment au chef de l’État de diriger un parti politique et prévoyait la création d’une Cour constitutionnelle de neuf membres. Le président Faye avait saisi le Conseil constitutionnel, qui a annulé la réforme pour vices de procédure et absence de financement.
Cette crise couvait depuis des mois. Le 22 mai 2026, Bassirou Diomaye Faye a limogé Sonko de son poste de Premier ministre, sur fond de divergences économiques et de la découverte d’une dette cachée de près de 11 milliards de dollars. Quatre jours plus tard, Sonko était élu président de l’Assemblée nationale avec 132 voix sur 165, lui offrant une plateforme pour défier l’exécutif.
Al Jazeera décrit un « combat fratricide » entre les deux hommes, selon des analystes cités par le média qatari. De son côté, le média Info a publié un dossier sur les origines de la crise. Le PASTEF, qui détient 130 des 165 sièges, se retrouve fracturé entre pro-Faye et pro-Sonko, à moins de trois ans de la présidentielle de 2029.
Le reportage d’Al Jazeera a été mis en ligne le 12 juillet 2026, deux jours après l’invalidation de la réforme constitutionnelle.

Y’a trop de contre vérité dans ce texte