Il y a quelques jours, son nom était encore sur toutes les lèvres dans l’arène de lutte sénégalaise, porté par des projections de combats et une cote en pleine ascension. Aujourd’hui, Lis Gomis alias Liss Ndiago, pensionnaire de l’écurie Diamaguène Sicap-Mbao, se retrouve au cœur d’une procédure judiciaire qui dépasse largement le cadre sportif.
L’enquête, menée par la Brigade de recherches de Keur Massar, a débuté après des informations sur des activités suspectes dans une habitation à Ouest-Foire, présentée comme un point de rassemblement. Les enquêteurs ont procédé à une première vague d’interpellations, notamment celle du danseur Ndiap Zo (Baye Modou Ngom à l’état civil). Les investigations ont ensuite conduit à l’arrestation de Liss Ndiago et de son ami « Dérangé », également lutteur de la même écurie. Tous sont poursuivis pour association de malfaiteurs, détention, offre, cession et usage présumés de stupéfiants.
Devant les enquêteurs, Liss Ndiago a reconnu une consommation personnelle de stupéfiants, mais a fermement nié toute implication dans un réseau de trafic. Après la garde à vue, les mis en cause ont été déférés le lundi 15 juin 2026 devant le procureur du Tribunal de Pikine-Guédiawaye. Le mercredi 17 juin, le juge du deuxième cabinet d’instruction a rendu ses décisions : Ndiap Zo a été placé sous bracelet électronique après inculpation, tandis que Liss Ndiago et un autre individu suspecté d’être un dealer ont été placés sous mandat de dépôt pour association de malfaiteurs et trafic de drogue.
L’émotion était forte devant le tribunal ce lundi : les familles de Liss Ndiago et Ndiap Zo étaient en larmes, entourées de proches et de sympathisants venus apporter leur soutien. Selon Dakarmatin, cette affaire intervient au moment où le lutteur voyait sa cote grimper dans l’arène, faisant de lui un espoir montant de la lutte sénégalaise.


