Affaire Farba Ngom : son avocat dénonce une fouille nocturne menée hors procédure

La saisie de deux téléphones dans la cellule de Farba Ngom continue d’alimenter la controverse au pavillon spécial de la prison de Rebeuss. Au centre du dossier, la défense met en cause la manière dont l’opération a été conduite, ainsi que le traitement réservé aux appareils récupérés.

Invité sur Sen TV, Me Cissé a soutenu qu’une commission spéciale avait été mise en place sur instruction directe de la ministre de la Justice. Dans son récit, également relayé par Rewmi à partir des déclarations de Me Cissé, cette mission était dirigée par le nouveau directeur général adjoint de l’Administration pénitentiaire. L’avocat affirme que le directeur général de l’Administration pénitentiaire et le responsable du pavillon spécial n’avaient pas été informés avant cette descente.

La défense juge surtout l’intervention irrégulière. Me Cissé conteste la base légale d’une fouille menée, selon lui, par le directeur général adjoint sans information préalable de la hiérarchie directe de la prison. Il avance aussi que, après une première vérification sans résultat dans l’enceinte générale, la commission se serait rendue uniquement dans la cellule de Farba Ngom vers 1 heure du matin.

Sur le fond, l’avocat ne conteste pas la présence de deux téléphones portables dans la cellule de son client. En revanche, il critique la suite donnée à la saisie. D’après ses explications, les appareils auraient dû être inscrits dans le registre de la prison puis placés sous scellés. Il affirme au contraire que les membres de la mission sont repartis avec les téléphones pour en exploiter le contenu.

Cette exploitation a ensuite été évoquée publiquement lors d’une conférence de presse de la ministre de la Justice, avec une mention de conversations entre le détenu et ses avocats. Pour Me Cissé, ces échanges relèvent de l’exercice normal de la défense. L’affaire dépasse ainsi la seule question des objets saisis : elle pose aussi celle du respect des procédures en prison, de la conservation des preuves et des tensions internes au sein de l’Administration pénitentiaire.

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5 commentaires

    • @L’etranger : commences déjà à écrire forfaitures avant de te mêler de ce qui ne te regarde pas en tant qu’étranger , comment peux-tu dire une telle connerie , le mec a fait plus d’1 an de prison , il a été libéré sans aucune charge et tu lui demandes de payer , de payer quoi ? c’est toi et ton mentor qui doivent payer pour ouvrir vos grandes gueules remplies de mensonges .

  1. Me Cissé est dans son rôle d’avocat à savoir défendre son client bec et ongles, mais toute cet agitation, c’est pour faire de l’amalgame et essayer de jeter le discrédit sur l’administration pénitentiaire et au final annuler la procédure, tout en sachant que Farba n’est pas exempt de reproches pour avoir détenu par devers lui des objets prohibés par la réglementation pénitentiaire susceptible de poursuites pénales, tous ces actes posés par Me Cissé sont assimilables à de l’hypocrisie et de la malhonnêteté intellectuelle.
    Wait and see, le temps jugera inéluctablement.In cha Allah

    • @ibrahima Mara : je suis d’accord avec toi , qu’on le pende parce que un jour il est apparu avec un grand boubou , alors qu’il est rentré avec seulement un boubou , ça vaut la peine de mort . Mais il a été emprisonné pour détournement de deniers publics , et si on parlait de ça .

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