Les États-Unis, l’Iran et Israël ont conclu un accord de cessation des hostilités d’une durée de quatorze jours. Cette entente de dernière minute, obtenue sous l’égide du Pakistan, suspend les frappes militaires en échange d’une réouverture stratégique, marquant un tournant au quarantième jour du conflit.
La condition centrale de cet accord repose sur le détroit d’Ormuz. Le président américain Donald Trump a accepté de suspendre les attaques en échange de la réouverture de cette voie maritime cruciale. Selon le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, le passage sécurisé sera assuré en coordination avec les forces armées iraniennes. Cependant, cette réouverture s’accompagne d’une mesure spécifique : l’Iran et Oman sont désormais autorisés à percevoir des droits de transit sur les navires marchands. Selon nos informations, Téhéran prévoit d’allouer ces nouvelles recettes à un fonds dédié à la reconstruction post-guerre.
Les négociations officielles doivent débuter ce vendredi à Islamabad, sous la médiation du Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, qui avait préalablement exhorté Washington à prolonger son ultimatum. Sur la table des discussions, Téhéran a soumis un plan de paix en dix points. Ce document exige la levée des sanctions, la création d’un fonds d’indemnisation pour les pertes liées à la guerre, un potentiel retrait des troupes américaines du Golfe, ainsi que la reconnaissance du droit iranien à l’enrichissement d’uranium en échange de l’engagement à ne pas fabriquer d’armes nucléaires.
De son côté, le bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a confirmé son soutien à la décision américaine, tout en précisant que ce cessez-le-feu ne s’applique pas au front libanais. Parallèlement, l’armée israélienne a reconnu qu’une frappe nocturne visant un haut commandant iranien a causé des dommages collatéraux à une synagogue de Téhéran, un incident pour lequel elle a exprimé ses regrets.
Sur le plan diplomatique, la chaîne Al Jazeera rapporte que Donald Trump attribue à la Chine un rôle direct dans la décision de l’Iran de rejoindre la table des négociations. Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, est également attendu à Washington pour aborder le dossier diplomatique en cours.
En marge de cet accord militaire, le secrétaire d’État américain Marco Rubio a confirmé la libération de la journaliste américaine Shelly Kittleson, enlevée quelques jours plus tôt en Irak. Enfin, une enquête a été ouverte concernant des soupçons de délit d’initié sur la plateforme de prédiction Polymarket, où un utilisateur anonyme a empoché 400 000 dollars en pariant avec exactitude sur le calendrier des frappes et l’heure précise de l’arrêt des hostilités.