Le ballet diplomatique se poursuit dans la capitale des Émirats arabes unis. Alors que le conflit en Europe de l’Est s’apprête à franchir le cap de sa cinquième année, une nouvelle dynamique de dialogue s’installe entre les trois puissances majeures impliquées. Après une première journée d’échanges vendredi, les délégations russe, ukrainienne et américaine ont repris leurs travaux ce samedi, cherchant à définir les contours d’une sortie de crise.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, qui cite des médias d’État et l’agence russe Tass, ces discussions se déroulent sous « divers formats » à Abou Dhabi. La reprise des pourparlers ce samedi marque une volonté de maintenir le canal de communication ouvert, malgré la complexité des enjeux sur le terrain.
Du côté ukrainien, la position reste focalisée sur la nature de l’accord final. Rustem Umerov, le négociateur en chef de Kiev, a précisé à l’issue de la première journée que les échanges visent à établir des paramètres stricts pour aboutir à « une paix digne et durable ». Cette déclaration pose les conditions de l’Ukraine : il ne s’agit pas seulement d’un cessez-le-feu, mais d’une architecture de sécurité pérenne.
Cependant, c’est la terminologie employée par le Kremlin qui retient l’attention des observateurs. Dmitri Peskov, porte-parole de la présidence russe, a affirmé que les efforts pour résoudre le conflit « progressent ». Pour étayer cette dynamique, Moscou insiste désormais sur la mise en œuvre d’un cadre spécifique : la « formule d’Anchorage ».
Cette référence diplomatique renvoie directement à une rencontre en face à face tenue en août dernier entre le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine. Ce précédent sert aujourd’hui de base de travail pour la partie russe dans les négociations actuelles aux Émirats, soulignant l’importance des accords ou des ententes préalables établis entre Washington et Moscou.