« A qui la faute? », Par Bayaliou

Le Sénégal est un pays de paradoxe! Un pays où tout est possible et tout émeut tout le monde à la fois. Sinon comment comprendre que cet accident aussi spectaculaire soit-il, puisse émouvoir un seul Sénégalais? En effet, nous sommes tous habitués à ces cercueils roulants, ces amas de ferrailles qui nous dépassent et nous frôlent sur toutes les routes et avenues de la capitale. Sauf les avenues et boulevard qui jouxtent le Palais présidentiel et ses environs!

Car les cars rapides et les Ndiaga Ndiaye font maintenant partie de notre décor. Par milliers, ils essaiment la capitale, sa banlieue et certaines capitales régionales de l’intérieur du pays pour semer la mort et la désolation, même si par ailleurs ils remplissent une fonction sociale. En servant de moyen de transport aux populations à faible revenu.

Mais personne ne dit rien! On se rappelle du blocage du projet de renouvellement du parc automobile qui envisageait de faire disparaître du paysage toutes ces carcasses de véhicule. Certains transporteurs, propriétaires de « raps » et de « ndiaga » avaient opposé leur veto et inhibé l’initiateur du projet qui avait des ambitions électoralistes…. suivez mon regard.

Aujourd’hui, ces sataniques amas de ferrailles sont toujours là et causent des dégâts incommensurables. Ils causent plus de 95% des accidents de la circulation et 98% des décès par cause d’accident sur la route, selon des chiffres des services du secteur des transports. Et personne ne dit toujours rien.

Bayaliou
bayaliou@yahoo.fr

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