Plus de 8 milliards de francs CFA d’investissements destinés aux collectivités locales seraient perdus : c’est l’estimation avancée par Moussa Bala Fofona lors d’une conférence de presse organisée à Mbacké par le pôle Diourbel-Louga. Le blocage de la loi de finances rectificative (LFR) était au cœur des interventions, qui ont évoqué des conséquences financières et des formations sacrifiées.
Alioune Dione a, pour sa part, fait état de plus de 3 milliards de manque à gagner dans les finances islamiques. Idrissa Samb a évoqué des formations qui n’auraient pas pu être menées. Ces chiffres et conséquences ont été exposés par les intervenants, rapporte Dakaractu.
Le blocage s’inscrit dans un bras de fer plus large entre l’Exécutif et les députés de Pastef, qui ont refusé de voter la LFR. Selon l’économiste Meïssa Babou, ce refus ne devrait toutefois pas interrompre le fonctionnement de l’État : « Quelle que soit la situation et le mode de validation, la LFR sera exécutée. » Le débat budgétaire se déroule néanmoins dans un climat politique tendu, alors que les réformes annoncées et la place du Parlement alimentent déjà les affrontements entre majorité et oppositions.
La pression politique s’est aussi traduite par des appels au remaniement : Fadilou Keïta, ancien directeur général de la CDC et responsable de Pastef, a demandé au président de la République de remanier le gouvernement dans ce contexte de blocage budgétaire. À Mbacké, la rencontre a pris un tour politique lorsque les ministres présents ont accusé Pastef et Ousmane Sonko de vouloir « saborder le Sénégal ». Abdou Ahad Ndiaye, également attendu, s’était excusé de son absence.
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Les journalistes présents à la conférence n’ont pu poser que deux questions.



Les sénégalais sont des types faux. Tous ceux qui s’intéressent de cette loi ne cherchent qu’à faire remplir leurs slips biures de billets de banque.
Si ces sénégalais ne sont pas prépares pour la cohabitation qu’ils aillent se faire foutre à ndiagadiao.
Cette loi inchallah sera mise en poubelles et le gouvernement balayé.