À Louga, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Cheikhou Oumar Ba, a plaidé pour une meilleure organisation des filières niébé et arachide afin de favoriser la création d’emplois. Selon ndarinfo, sa tournée porte sur le suivi de la campagne agricole 2026, après une étape à Ziguinchor.
Le ministre a visité la parcelle de niébé de Fatou Sarr à Dahra, une exploitation d’arachide de Khalifa Bèye à Ndankou Bèye, dans la commune de Nguidilé, ainsi qu’un champ de niébé de la coopérative COOPAKEL à Keur Mballo. Il a mis en avant l’intérêt de cette culture dans un contexte de changement climatique : le niébé mûrit rapidement et peut produire avec une quantité d’eau relativement limitée.
Mais la résilience de la filière dépend aussi des moyens disponibles sur le terrain. À Linguère, Fatou Sarr, porte-parole de la Plateforme production niébé du Djolof, a réclamé la restauration des sols appauvris et l’octroi d’engrais organiques. Les productrices demandent également des semoirs, du matériel lourd, des équipements de récolte et des outils de transformation. Elles appellent à l’application de la loi agropastorale pour régler les conflits entre agriculteurs et éleveurs.
La structuration des filières figure parmi les pistes avancées par le ministre, qui voit dans les coopératives un moyen de renforcer l’autonomie des producteurs et de traiter collectivement leurs difficultés. À Linguère, il a annoncé la mise en place de coopératives pour rendre les producteurs plus autonomes en semences. Il a aussi indiqué que son département travaillait à réorganiser l’ISRA afin de rapprocher ses services des producteurs. Le site de Diéry Birane, qui couvre près de 300 hectares et est principalement consacré au niébé, illustre l’ampleur des enjeux locaux.
Le ministre a également insisté sur le financement et l’accès aux équipements agricoles, ainsi que sur le rôle des interprofessions dans l’organisation des filières. Il a annoncé le redémarrage du programme Agri-jeunes, destiné à soutenir l’insertion des jeunes dans l’agriculture.
Cheikhou Oumar Ba a dit vouloir discuter avec les acteurs, à son retour à Dakar, des possibilités d’un accompagnement accru de la filière niébé.




