À Fith Mith, le médecin blessé raconte le tir depuis la fenêtre de son appartement

Le médecin interne de 27 ans, S. F. Seck, a raconté aux autorités qu’il se trouvait dans son logement, au deuxième étage, lorsqu’il a entendu du bruit dehors. En allant fermer les fenêtres de la cuisine, il a été touché à l’abdomen. Cette ouverture donne sur un patio intérieur, relié à une ruelle secondaire, et non directement sur la grande voie publique. Il a précisé qu’il n’avait vu ni fumée ni gaz lacrymogène au moment du tir.

Le praticien, qui habite à Fith Mith et travaille à l’hôpital Dalal Jamm, a été évacué pour être soigné et devait subir une opération. Le projectile serait encore dans son abdomen. Les circonstances du tir demeurent inconnues, tout comme l’origine de la balle. Des services compétents doivent examiner le domicile et effectuer des constatations techniques, notamment pour évaluer la trajectoire du projectile et déterminer qui pourrait être en cause.

Ces faits se sont produits dans la nuit qui a suivi la rencontre entre Fith Mith et Golf Sud. Des jeunes venus d’un quartier voisin auraient lancé des projectiles lors d’affrontements à Fith Mith. Selon Birama Seck, président du Conseil de quartier, plusieurs personnes ont été grièvement blessées et des biens ont été endommagés. Le terrain de football local aurait également été saccagé.

Dans ce contexte, le préfet de Guédiawaye, Amadou Coumba Ndiaye, a interrompu jusqu’à nouvel ordre les compétitions du Championnat national populaire (CNP) dans le département. L’arrêté, rapporté par senegaldirect et signé le 21 octobre 2026, fait état de violences récurrentes, d’agressions, de destructions de biens publics et privés et de menaces pour l’ordre public.

La blessure du médecin a suscité une réaction de l’Association des internes et anciens internes des hôpitaux du Sénégal (AIAIHS). Dans un communiqué publié le mercredi 21 octobre, elle a témoigné son soutien au praticien et à ses proches, et demandé que l’enquête établisse les circonstances du tir et les responsabilités. L’association réclame aussi des mesures pour protéger le personnel médical et la population.

Pour marquer sa protestation, l’AIAIHS a annoncé 48 heures de « journées noires », les jeudi 22 et vendredi 23 octobre 2026. Un point de presse se tiendra vendredi à 10 heures devant l’hôpital Dalal Jamm.

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Un commentaire

  1. Il faut arrêter ces navetane de merde partout au Sénégal aucun rendement que de l’insécurité partout

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