Dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes 2026, la capitale ivoirienne accueille ce vendredi 6 mars un événement de haut niveau organisé par le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD). Cette rencontre stratégique met en lumière l’impact direct des inégalités juridiques sur les économies du continent.
Intitulé « Justice pour elle », ce dialogue est piloté par le Département genre, femmes et société civile de l’institution financière. Selon les informations rapportées par l’Agence Afrique, l’objectif de ces échanges est d’examiner les mécanismes par lesquels la promotion des droits des femmes et l’accès à la justice peuvent stimuler l’autonomisation économique et le développement durable en Afrique.
Cette initiative s’insère dans la Stratégie décennale de la Banque. Elle répond aux orientations de la présidence de la BAD visant à consolider la gouvernance, renforcer la résilience institutionnelle et favoriser une croissance inclusive. L’élargissement de l’accès aux droits est présenté comme un levier central pour accroître la participation économique, réduire les vulnérabilités et bâtir des systèmes plus équitables.
Les travaux réunissent la ministre ivoirienne de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, des dirigeants de la Banque, des décideurs politiques, ainsi que des représentantes de la société civile venues partager leur vécu. Les panels abordent des thématiques précises, notamment les conséquences économiques des déficits persistants en matière de droits, l’impact des inégalités d’accès à la justice sur la vie économique, et le rôle des garanties institutionnelles.
S’inscrivant dans le thème mondial 2026, « Droits. Justice. Action. Pour TOUTES les femmes et les filles », la BAD met particulièrement l’accent sur les obstacles structurels. L’institution souligne que les barrières limitant l’accès des femmes à la propriété foncière, à l’entrepreneuriat et au financement restent prédominantes. Ces freins juridiques et financiers dépassent le cadre individuel : ils représentent un manque à gagner chiffré à plusieurs milliards de dollars chaque année pour l’Afrique subsaharienne.