Les tensions ont atteint un point critique à la frontière séparant le Pakistan et l’Afghanistan, où de violents affrontements ont fait plusieurs dizaines de victimes en l’espace de quelques heures. Face à cette escalade militaire soudaine, le président américain Donald Trump s’est positionné sur le dossier, esquissant la possibilité d’une implication directe de Washington.
Tout est parti d’attaques lancées jeudi par Kaboul le long de la ligne de démarcation. En représailles, Islamabad a déclenché une série de frappes aériennes ciblant l’intérieur du territoire afghan. Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le bilan humain de ces échanges de tirs est particulièrement lourd : 48 personnes ont perdu la vie des deux côtés de la frontière.
Dans le détail, les pertes pakistanaises s’élèvent à 12 soldats et un civil tués, tandis que l’armée fait également état d’un militaire actuellement porté disparu. Du côté afghan, les autorités rapportent la mort de 13 soldats et de 22 civils au cours de ces mêmes affrontements.
C’est dans ce contexte meurtrier que Donald Trump a pris la parole ce vendredi depuis Washington. Le locataire de la Maison Blanche a laissé entendre qu’il pourrait envisager d’intervenir pour peser sur la situation. « Eh bien, je le ferais. Je m’entends très bien avec le Pakistan, comme vous le savez », a-t-il déclaré.
Le président américain a profité de cette intervention pour afficher publiquement son appréciation de l’exécutif pakistanais en pleine crise ouverte avec son voisin. « Vous avez un excellent Premier ministre. Vous avez un grand général… Je pense que le Pakistan se débrouille remarquablement bien », a conclu l’homme d’État américain.