J’ai toujours adoré les BD. La vie en dessins animés. Pourtant, ce ne sont pas les dessins qui bougent, c’est votre imagination qui les fait bouger. Vous voyez la subtilité. Ce que j’aimais dans les BD, c’est le génie de ces ‘’Créateurs ‘’ qui donnent de la vie à ces images.
Un autre aspect dont, on a discuté un ami, il y a fort longtemps, c’est qu’à travers ces BD, ne peut-on pas croire en DIEU ? Voilà des hommes qui créent des personnages, leur donnent un destin. En font ce qu’ils veulent. Des héros, des bons ou des méchants, des guerriers ou des poltrons. Bref ! Ils leur donnent une vie, avec le droit de les tuer ou de les laisser vivre, de les faire tomber malades, ou de les blesser. Ils avaient un droit absolu de vie ou de mort sur leurs créatures.
Je me rappelle les liens affectifs ou de haine que l’on avait avec ces personnages qui avaient fini de faire partie de notre entourage, et dont on attendait avec impatience, les aventures dans les prochains épisodes. J’adorais Pif le chien qui en faisait savoir à Hercule le chat.
Tex Willer, avec sa dégaine de cowboy, grand défenseur des Indiens, et son ami Carson qui nous faisaient vivre l’histoire de la conquête de l’Ouest Américain qu’aucun manuel d’école ne pourrait le faire dans un programme scolaire. Les BD de science –fiction qui nous projetait dans l’avenir. Il paraît qu’il y a des constructeurs d’automobile ou d’avions qui ont financé des séries pour faire accepter au jeune public des produits qui étaient en cours d’élaboration, mais, qui devaient les intéresser des années plus tard. Certains ont aimé les arts martiaux à cause de Dr Justice. Il y a eu énormément de vocations qui sont nées à partir de la BD.
Il faut dire que la BD était un véhicule pédagogique à nul autre pareil. Elle plongeait le lecteur dans une ambiance d’aventures dans un décor d’histoire. Des faits historiques étaient interprétés par les personnages. Ce n’était , certes pas innocent, toute œuvre portant des germes culturels, mais, les apports étaient grandement bénéfiques, en terme d’apprentissage des langues, que de culture générale.
Autre chose que j’aimais dans la BD, ce sont les jurons. Le Capitaine Haddock avec ses protestations sans fin, Hibou Lugubre, le chef des quatre tribus avec ses sentences, Rasmus, avec son enchanteur Merlin. Tous ces jurons me faisaient rire aux éclats, et me montraient aussi des facettes culturelles que je n’aurais jamais connues. Il y avait aussi le bruit des coups dans les bagarres. Ça aussi, j’adorais. J’adorais en fait tous les bruits ou représentations de sons qui accompagnaient les bulles. Y avait même des mots pour traduire les bruits. C’était génial.
Aujourd hui, l’essentiel des héros de BD sont dans les dessins animés des cartoons de la télé. Je ne dis pas qu’ils ne font plus le même effet, mais, je sais que ce qui titillait l’imagination sur le papier doit manquer.
La BD serait-elle une copie de la Création Divine? Je suis tenté de le croire.