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Attentat de Londres : WhatsApp sur le banc des accusés

2017-03-27T16:47:45+00:000 Partages

Le gouvernement britannique a adopté un ton ferme vis-à-vis des géants d’Internet du type WhatsApp. La messagerie est incapable d’accéder au dernier message envoyé par l’auteur de l’attentat à Londres.

WhatsApp, Facebook, Google et d’autres géants du web sont “convoqués au ministère de l’Intérieur pour une discussion sérieuse” qui aura lieu le jeudi 30 mars, rapporte The Daily Telegraph.

L’auteur présumé de l’attentat du 22 mars à Londres, Adrian Ajao, a envoyé un dernier message en utilisant la messagerie en ligne WhatsApp trois minutes avant de passer à l’acte, rappelle le journal. Mais comme la messagerie est cryptée, il est impossible de connaître le contenu et le destinataire du message. Les messages envoyés via WhatsApp sont cryptés de bout en bout, donc “les services de police et de renseignements ne peuvent pas accéder au dernier message envoyé par Adrian Ajao”. Même les techniciens de chez WhatsApp ne peuvent pas avoir accès au contenu des messages.

“Nos services de sécurité devraient pouvoir consulter les communications des terroristes”, a souligné la ministre de l’Intérieur le 26 mars. “L’heure a sonné” pour les entreprises qui “permettent aux terroristes de se cacher”.

Difficile à mettre en œuvre

Si la réaction de la ministre est compréhensible, sa demande est difficile à mettre en pratique, prévoit un journaliste du Guardian. Car il est impossible pour les messageries comme WhatsApp de fournir une clé de déchiffrement – autrement dit une “porte dérobée” – et de garantir qu’elle ne sera utilisée que par les services de police et de renseignement. “Soit les contenus sont chiffrés et donc protégés de tous, soit ils ne le sont pas”, explique le journaliste. Il ajoute :

« Si une ‘porte dérobée’est mise en place [par des messageries comme WhatsApp], elle risquerait de ne pas être seulement utilisée par les services de sécurité, mais aussi par des cybercriminels, des régimes répressifs et d’autres encore.”
Le gouvernement a également accusé les entreprises de partage de contenus en ligne de ne pas faire le maximum pour supprimer des contenus extrémistes de leurs sites. L’exécutif envisage de faire passer une loi qui les obligerait à le faire, selon The Telegraph.

Google a notamment été critiqué, depuis l’attentat de Londres, pour ne pas avoir bloqué un manuel indiquant comment utiliser une voiture comme arme, et un guide qui explique comment poignarder une personne qui porte un gilet de protection anticouteau.

Qui dit pouvoir dit responsabilité

Quant à la plateforme de vidéos YouTube, si elle s’efforce de bloquer les contenus extrémistes, elle est malgré tout “inondée de vidéos violentes de recrutement réalisées par Daech, rappelle The Times. Ces vidéos sont d’une violence extrême, qui n’apparaîtrait jamais dans un journal papier ou dans une publicité à la télé. Mais parce que c’est en ligne, ce n’est pas grave ?” s’indigne le journal. Il poursuit :

« Toutes les entreprises de nouvelles technologies ont de beaux discours sur la protection des données privées et des libertés civiles. Elles semblent faire prévaloir le droit de mettre en ligne tout ce que l’on veut au détriment de l’impact que peut avoir ce contenu sur les autres. Or, ces entreprises ont aujourd’hui beaucoup de pouvoir. Qui dit pouvoir accru dit aussi responsabilité accrue.”

Avec courrierinternational.com

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