La diplomatie palestinienne s’est officiellement saisie du dernier rapport des Nations unies documentant les violations territoriales et démographiques dans les territoires occupés. Face aux conclusions de ce document, Ramallah a formulé une série d’exigences à l’attention de la communauté internationale concernant ses relations avec l’État hébreu.
Dans un communiqué publié par le ministère palestinien des Affaires étrangères, les autorités ont salué les conclusions de l’ONU, soulignant qu’elles dressent un tableau alarmant de la consolidation de l’annexion illégale. La diplomatie dénonce la poursuite des accaparements de terres par les colons, des actes menés sous la protection des forces israéliennes et dans un climat d’impunité. En réponse, la Palestine exhorte les États à adopter des mesures concrètes. Notre rédaction note que l’appel vise particulièrement à cesser toute fourniture d’armes et d’équipements susceptibles d’être utilisés contre les populations locales, ainsi qu’à refuser de reconnaître la situation issue de l’occupation.
Ces réactions font suite à la présentation, le 17 mars dernier, du nouveau rapport du bureau des droits de l’homme de l’ONU. Selon les informations rapportées par l’agence de presse Anadolu, le porte-parole du Haut-Commissariat, Thameen Al-Kheetan, a exposé des données chiffrées illustrant la dynamique en Cisjordanie. Le document onusien fait état de plus de 36 000 Palestiniens déplacés sur la période allant du 31 octobre 2024 au 31 octobre 2025, une situation directement liée à l’expansion des terres confisquées.
Le rapport documente par ailleurs 1 732 incidents impliquant des violences de colons israéliens. Ces événements, recensés à travers la Cisjordanie, incluent des actes d’intimidation, des destructions de maisons et de terres agricoles, et ont entraîné des dommages matériels ainsi que des pertes humaines.