Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a exprimé ce samedi sa réprobation face à l’intervention militaire américaine ayant abouti à la capture et à l’exfiltration du président vénézuélien Nicolas Maduro. Cette prise de position officielle intervient alors que Paris rappelle son attachement strict au principe de non-recours à la force et au respect de la souveraineté des États.
Selon les déclarations relayées par l’agence Anadolu, le chef de la diplomatie française a estimé que cette opération contrevient aux fondements du droit international. Sur la plateforme X, Jean-Noël Barrot a insisté sur le fait qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur, réaffirmant que les peuples souverains doivent rester les seuls décideurs de leur avenir. La France a également mis en garde contre la multiplication de ces violations par des États membres permanents du Conseil de sécurité, prévenant que ces agissements pourraient engendrer de lourdes conséquences pour la sécurité mondiale, auxquelles « la France se prépare, mais ne peut s’y résoudre ».
Cette réaction de l’exécutif français survient dans un climat de pression politique interne. Des figures de l’opposition, notamment Jean-Luc Mélenchon, avaient critiqué le silence initial des autorités françaises face à cette intervention condamnée par plusieurs dirigeants mondiaux. D’autres voix influentes se sont élevées pour analyser la portée de cet événement, à l’instar de Dominique de Villepin qui a alerté sur la légitimation des changements de régime par la force, redoutant l’instauration d’un chaos géopolitique.
L’opération, confirmée par le Président américain Donald Trump sur sa plateforme Truth Social, a été qualifiée de frappe « de grande ampleur ». Washington justifie cette action par des accusations de trafic de drogue visant Nicolas Maduro, une situation qui a conduit le gouvernement vénézuélien à décréter l’état d’urgence national après avoir dénoncé des attaques sur ses installations. Tandis que la France condamne l’acte, d’autres alliés occidentaux adoptent une posture plus prudente, comme le Premier ministre britannique Keir Starmer qui a choisi de temporiser sur la condamnation de l’opération, priorisant la sécurité de ses ressortissants sur place.




