Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, a adopté une position de prudence ce samedi concernant les frappes américaines menées au Venezuela. Contrairement à certaines voix politiques au Royaume-Uni, le chef du gouvernement souhaite « établir les faits » avant de se prononcer officiellement sur cette opération d’envergure.
Interrogé sur une éventuelle condamnation de ces actions militaires, Keir Starmer a indiqué vouloir s’entretenir au préalable avec le Président américain Donald Trump et consulter les alliés de Londres. Il a souligné que la situation évoluait « très rapidement ». Selon l’agence Anadolu, le dirigeant a fermement précisé que le Royaume-Uni n’avait été impliqué « en aucune manière » dans cette opération. La priorité actuelle des autorités britanniques demeure la sécurité des quelque 500 ressortissants présents sur le sol vénézuélien, en coordination avec l’ambassade à Caracas.
De son côté, le Président Donald Trump a confirmé sur sa plateforme Truth Social la tenue d’une frappe « de grande ampleur », affirmant que le président vénézuélien Nicolás Maduro et son épouse avaient été capturés et exfiltrés. Cette intervention intervient dans un contexte judiciaire tendu, alors que Nicolás Maduro et son épouse ont été inculpés aux États-Unis pour narcoterrorisme, marquant une escalade majeure entre Washington et Caracas.
Sur le terrain, le gouvernement vénézuélien a décrété l’état d’urgence national, accusant les États-Unis d’avoir ciblé des installations civiles et militaires. La vice-présidente Delcy Rodríguez a exigé une « preuve de vie » du chef de l’État. Cette opération suscite déjà de vives réactions à l’international. Le président brésilien Lula da Silva a qualifié la capture de Maduro de précédent dangereux pour la communauté internationale, évoquant une violation du droit international.





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