Dans un communiqué parvenu à Senego, , les étudiants de l’Université numérique Cheikh Hamidou Kane tirent la sonnette d’alarme sur des difficultés persistantes qui, selon eux, compromettent leur formation et leur avenir. Se voulant “responsable, constructive et citoyenne”, leur démarche vise à alerter l’opinion sur une situation jugée critique.
Au cœur des revendications, la question des bourses. Les étudiants de la promotion 10 dénoncent une “injustice persistante”, affirmant n’avoir perçu que deux années d’allocation au lieu de trois. Une situation qu’ils attribuent à des “lenteurs administratives” dont ils refusent de “subir les conséquences”. Ils exigent ainsi une “régularisation immédiate, totale et sans condition”.
Autre point de crispation : la connexion internet, jugée largement insuffisante. Avec une dotation limitée à 15 Go, les étudiants estiment que cela “ne couvre même pas deux semaines d’activités intensives”, dans une université où tout repose sur le numérique.
Résultat, des “interruptions fréquentes” et une “baisse significative de la qualité de la formation”.
Les équipements fournis sont également pointés du doigt. Ordinateurs et accessoires sont décrits comme “de qualité médiocre” et “inadaptés”, avec des pannes récurrentes qui entravent le suivi des cours.
La situation est encore plus préoccupante pour la promotion 13, qui n’a toujours pas reçu de matériel, se retrouvant “dans l’incapacité totale de suivre leurs cours”.
Au-delà de ces cas spécifiques, les étudiants évoquent des retards académiques généralisés, parfois “jusqu’à une année entière sans progression”, entraînant “désorganisation”, “perte de motivation” et “incertitude quant à l’avenir”.
Ils dénoncent également un “manque de communication et de réactivité” des autorités, évoquant un “silence prolongé” qui renforce leur “sentiment d’abandon”.
Face à cette situation, les étudiants lancent un appel pressant aux autorités pour des mesures urgentes, notamment la régularisation des bourses, l’amélioration de l’accès à internet, la fourniture d’équipements adéquats et l’instauration d’un dialogue permanent.
Leur objectif, disent-ils en dernière analyse, est de “contribuer à l’amélioration du système éducatif” et de garantir leur “droit à une formation de qualité”.

COMMUNIQUE DE PRESSE DES ETUDIANTS DE L’UNIVERSITE NUMERIQUE AMIDOU KANE
« Par la présente, nous, étudiants de l’Université Numérique Cheikh Hamidou Kane, souhaitons porter à la connaissance de votre rédaction ainsi qu’à l’opinion publique nationale et internationale, les graves difficultés auxquelles nous faisons face depuis plusieurs années dans le cadre de notre formation académique.
Notre démarche se veut responsable, constructive et citoyenne. Elle vise à alerter sur des dysfonctionnements structurels qui compromettent non seulement la qualité de notre formation, mais également notre avenir académique et professionnel.
1.Sur la question des bourses : une injustice persistante pour la promotion 10
Sur la question des bourses : une injustice persistante pour la promotion 10. En effet, les étudiants de la promotion 10 (P10) sont confrontés à une situation que nous jugeons profondément injuste. En effet, au lieu de percevoir les trois années de bourse auxquelles ils ont droit, ils n’ont reçu que deux années. Cette situation semble résulter d’un décalage entre le calendrier académique de l’université et celui de la Direction des bourses, combiné à des lenteurs administratives indépendantes de la volonté des étudiants.
Il est important de souligner que les étudiants ne doivent en aucun cas subir les conséquences de dysfonctionnements administratifs. La bourse constitue un droit fondamental et un levier essentiel pour la poursuite des études. Son absence partielle plonge de nombreux étudiants dans des difficultés financières importantes, affectant leur capacité à se loger, se nourrir et étudier dans des conditions dignes.
Nous demandons donc une régularisation immédiate, totale et sans condition de ces arriérés de bourses.
2. Une connexion internet insuffisante pour une université numérique
L’un des piliers d’une université numérique est la qualité de la connexion internet. Or, la réalité que nous vivons est en totale contradiction avec cette exigence. La dotation actuelle de 15 Go est largement insuffisante pour répondre aux besoins académiques des étudiants.
Dans un contexte où les cours, les évaluations, les recherches et les travaux pratiques se déroulent essentiellement en ligne, cette capacité de connexion ne couvre même pas deux semaines d’activités intensives. Cela entraîne des interruptions fréquentes dans l’apprentissage, des retards dans les travaux et une baisse significative de la qualité de la formation.
Nous considérons cette situation comme inacceptable pour une institution qui se revendique « université numérique ». Une amélioration substantielle et urgente de l’offre internet est impérative.
3. Des outils de travail inadaptés et de qualité insuffisante
Les équipements fournis aux étudiants constituent un autre point de préoccupation majeur. Les outils de travail (ordinateurs, accessoires, etc.) sont, dans de nombreux cas, de qualité médiocre, fragiles et inadaptés aux exigences académiques.
Ces équipements, censés être un support fondamental pour notre apprentissage, deviennent au contraire un obstacle. Les pannes fréquentes, la lenteur des appareils et leur manque de performance compromettent notre capacité à suivre correctement les cours et à effectuer nos travaux.
Nous estimons qu’il s’agit là d’un problème sérieux qui nécessite une intervention rapide afin de garantir des conditions d’étude conformes aux standards d’une université numérique moderne.
4. La situation critique de la promotion 13
Les étudiants de la promotion 13 (P13) sont confrontés à une situation encore plus préoccupante. À ce jour, ils n’ont toujours pas reçu leurs outils de travail (ordinateurs, modems, cartes de connexion).
Une telle situation est incompréhensible et inacceptable pour une université dont le fonctionnement repose essentiellement sur le numérique. Sans ces outils, les étudiants se retrouvent dans l’incapacité totale de suivre leurs cours dans des conditions normales.
Ce retard constitue un véritable blocage académique et un facteur d’exclusion pour de nombreux étudiants.
- Des retards académiques généralisés et préoccupants
Au-delà des promotions 10 et 13, l’ensemble des étudiants de l’université est affecté par des dysfonctionnements récurrents. Parmi les situations les plus alarmantes figurent les retards dans le déroulement des années académiques, allant parfois jusqu’à une année entière sans progression effective.
Ces interruptions prolongées ont des conséquences graves :
- désorganisation du parcours universitaire ;
- perte de motivation ;
- retard dans l’insertion professionnelle ;
- incertitude quant à l’avenir académique.
Nous avons le sentiment d’être laissés pour compte dans un système qui peine à répondre à ses engagements.
- Un déficit de communication et de réponse institutionnelle
Face à toutes ces difficultés, nous constatons avec regret un manque de communication et de réactivité de la part des autorités compétentes. Le ministère de l’Enseignement supérieur, dirigé par , ainsi que l’administration de l’université, ne répondent pas de manière satisfaisante aux préoccupations des étudiants.
Ce silence prolongé renforce un sentiment d’abandon et d’incompréhension. Nous pensons qu’un dialogue constructif et transparent est indispensable pour trouver des solutions durables.
- Un appel solennel aux autorités
Face à cette situation critique, nous lançons un appel urgent aux autorités étatiques et universitaires afin de :
- régulariser intégralement les arriérés de bourses des étudiants concernés ;
- améliorer significativement l’accès à internet ;
- fournir des équipements de qualité adaptés aux besoins académiques ;
- garantir la distribution rapide des outils de travail pour toutes les promotions ;
- rétablir un calendrier académique stable et respecté ;
- instaurer un cadre de dialogue permanent entre étudiants et autorités.
Notre objectif n’est pas de dénoncer pour dénoncer, mais de contribuer à l’amélioration du système éducatif et à la préservation de notre droit à une formation de qualité.
Ma première remarque: aucune interpellation du Recteur, ou bien votre université n’en a pas!
Ma 2nde: aucune interpellation du corps professoral; ou bien ce sont des « khar-matteurs » dont dispose votre université, et par conséquent, il n’y aurait pas une structure regroupant les enseignants de votre université pour réagir; je vous fais remarquer que ces types d’enseignants « adorent » ces situations d’inertie, d’absence d’autorité responsable, et de désordre (vous n’ignorez certainement pas pourquoi)
Ma 3ème remarque: j’apprécie votre attitude responsable de vouloir d’abord lancer l’alerte, de prendre vos préoccupations à bras-le-corps pour combattre l’inertie ! Je vous encourage à continuer à poser vos revendications intensément avec votre outil pédagogique (le numérique, les réseaux sociaux) et non la violence physique: votre combat aura une plus grande portée et sera mieux entendu et trouvera un échos favorable auprès des autorités (de votre université d’abord, du ministère technique, du ministère financier, avant les plus hautes autorités du pays).
Bonne chance!
C’est le porozet. Vous avez élu des menteurs et manipulateurs qui vous ont vendu du vent, assumez maintenant et foutez nous la paix😀😀
Porozéro non Projet abandon total des etudiant de la Licence 3 (promo10 unchk)😢😢😢