Ukraine : Pendant les négociations d’Abou Dhabi, le lourd tribut payé par les civils à Kiev et Kharkiv

Le contraste est saisissant entre les salons diplomatiques du Golfe et le terrain des opérations en Europe de l’Est. Alors que des délégations de haut rang tentent d’esquisser les contours d’une sortie de crise, la capitale ukrainienne et la deuxième ville du pays ont subi, ce samedi, une nouvelle vague d’attaques aériennes aux conséquences humaines et matérielles immédiates. Une situation rapportée par l’agence Anadolu qui souligne la complexité des pourparlers en cours.

Une nuit de violences à Kiev et Kharkiv

Selon les informations communiquées par les autorités locales, les frappes russes ont ciblé plusieurs quartiers résidentiels et infrastructures critiques. À Kiev, le maire Vitali Klitschko a confirmé via Telegram la mort d’une personne et fait état de quatre blessés, dont trois ont dû être hospitalisés. L’impact des bombardements ne se limite pas aux pertes humaines : des interruptions de chauffage et d’approvisionnement en eau ont été signalées sur la rive gauche de la capitale, conséquence directe des incendies déclenchés par l’attaque nocturne.

La situation apparaît tout aussi critique à Kharkiv, dans le nord-est du pays. Le maire Ihor Terekhov a rapporté que la ville a été visée par 25 drones russes. Le bilan, initialement établi à sept blessés, a été revu à la hausse pour atteindre 19 victimes. Les dégâts matériels sont substantiels, touchant notamment un hôpital et une maternité, ainsi que des immeubles résidentiels dans les districts d’Industrialnyi et de Nemyshlianskyi.

Des pourparlers sous tension aux Émirats

Ces développements militaires interviennent dans un contexte diplomatique particulier. Depuis vendredi, des représentants de la Russie, de l’Ukraine et des États-Unis sont réunis à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, pour des négociations trilatérales. Le chef négociateur ukrainien, Rustem Umerov, a indiqué que les discussions visent à définir les paramètres d’une « paix digne et durable ».

Du côté de Moscou, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confié à l’agence Tass que les efforts pour mettre un terme au conflit « progressent ». Il a notamment évoqué la mise en œuvre de la « formule d’Anchorage », faisant référence à une rencontre tenue en août dernier en Alaska entre le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine. Pour l’heure, la Russie n’a pas officiellement commenté les frappes spécifiques de ce samedi.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire