Le ministre Cheikh Tidiane Dièye a profité de la tribune du FISOL-2 pour appeler à une révision profonde des stratégies d’adaptation climatique au Sénégal. Face à l’inefficacité constatée des modèles extérieurs, l’État entend désormais s’appuyer sur une dynamique interne bien précise pour relever les défis environnementaux et sociaux actuels.
L’heure est au changement de paradigme face à la pression croissante sur les ressources naturelles et aux défis liés à l’accès à l’eau et à l’assainissement. Selon nos informations reprises d’IGFM, le ministre a dressé un constat lucide sur les stratégies jusqu’ici employées : les réponses importées, souvent déconnectées des réalités du terrain, ont atteint leurs limites et ne parviennent plus à endiguer les urgences climatiques et sociales.
Une alternative fondée sur les forces locales
Pour inverser la tendance, l’autorité ministérielle préconise l’adoption de solutions fondées sur la nature. Cette approche ne repose plus sur des directives verticales, mais sur l’implication directe des communautés, des femmes et des jeunes. Ces acteurs sont présentés comme les porteurs de réponses crédibles, efficaces et économiquement viables, particulièrement dans des secteurs vitaux tels que l’agriculture, la santé et la résilience des territoires.
Cette orientation s’aligne sur le référentiel « Sénégal 2050 », qui place la souveraineté et la valorisation du capital humain au centre de la transformation économique. Cheikh Tidiane Dièye a d’ailleurs salué l’engagement de la Commune de Wakhinane Nimzatt et le soutien d’ONU Femmes, dont l’action favorise l’autonomisation des femmes, identifiées comme des actrices incontournables de cette transition.
Un espace pour concrétiser les partenariats
Le FISOL-2 doit servir de catalyseur pour cette nouvelle vision. Durant trois jours, cet événement vise à faire émerger des partenariats concrets et des mécanismes de financement innovants capables de changer d’échelle. L’objectif est de créer un point de rencontre entre les politiques publiques, la recherche et l’investissement privé.
L’État assure qu’il maintiendra un environnement favorable à l’innovation locale et à l’entrepreneuriat durable. Pour le ministre, la conclusion est sans équivoque : la transition écologique ne pourra être ni importée ni imposée. Elle devra être « territoriale, inclusive et juste » pour espérer aboutir.