« Toutes les mesures nécessaires » : le plan d’urgence du G7 face à la menace pétrolière au Moyen-Orient

Face à l’escalade militaire au Moyen-Orient et aux récentes restrictions de navigation dans le détroit d’Ormuz, les grandes puissances économiques mondiales montent au créneau. À l’issue d’une réunion virtuelle tenue ce lundi, les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales des pays du G7 ont défini une position commune pour prévenir une crise énergétique majeure.

Dans une déclaration conjointe relayée par l’agence Anadolu, les responsables du G7 ont affirmé être prêts à prendre « toutes les mesures nécessaires » pour garantir la stabilité et la sécurité des marchés de l’énergie. Le groupe suit avec une attention particulière les répercussions potentielles du conflit persistant, impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, sur la croissance mondiale et les systèmes financiers.

Pour atténuer les effets de contagion, une action internationale coordonnée a été mise en avant. Les ministres ont notamment salué la décision actée le 11 mars par les membres de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), autorisant le déblocage massif et coordonné de stocks pétroliers. En parallèle, les banques centrales du G7 se sont fermement engagées à maintenir la stabilité des prix et la résilience du système financier, conformément à leurs mandats respectifs.

La déclaration insiste également sur la nécessité de préserver des flux commerciaux ininterrompus. Les responsables ont lancé un appel à tous les pays pour qu’ils s’abstiennent d’imposer des restrictions injustifiées à l’exportation d’hydrocarbures. L’AIE a par ailleurs été sollicitée pour poursuivre sa surveillance des marchés et fournir des scénarios prospectifs réguliers afin d’aider les États membres à adapter leurs stratégies.

L’urgence de cette coordination s’explique par la perturbation directe des routes maritimes stratégiques. Le 2 mars dernier, l’Iran a instauré des restrictions de navigation dans le détroit d’Ormuz, menaçant de cibler tout navire tentant d’y transiter sans coordination préalable. Ce passage névralgique, par lequel circulent quotidiennement environ 20 millions de barils de pétrole, subit une fermeture de facto. Cette paralysie a d’ores et déjà provoqué une augmentation des prix du brut, ainsi qu’une hausse significative des coûts d’assurance et de transport maritime à l’échelle mondiale.

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