Les hostilités en cours au Moyen-Orient ont connu un nouveau développement ce lundi. Dans le nord d’Israël, une attaque aérienne a provoqué un incendie majeur, mobilisant immédiatement les services de sécurité et d’urgence de la région.
Selon les informations rapportées par Al Jazeera, c’est la raffinerie de pétrole du groupe Bazan, située à Haïfa, qui a été frappée par un barrage de missiles. L’impact a touché le toit d’un réservoir de distillats, déclenchant un incendie et dégageant d’importants panaches de fumée noire au-dessus de l’installation. Le commandant des pompiers, Eitan Rifa, a indiqué que l’incident a été entièrement maîtrisé. Aucune victime n’est à déplorer et les autorités écartent tout risque lié à des matières dangereuses pour le public.
L’origine exacte du tir reste à déterminer, les autorités n’ayant pas encore établi si le projectile provenait d’Iran ou du Liban. Toutefois, le Hezbollah a déclaré lundi avoir ciblé une base navale israélienne à Haïfa avec une salve de missiles avancés, dans le cadre de ses opérations contre les forces israéliennes. Il s’agit de la deuxième attaque contre cette infrastructure pétrolière depuis le début de la guerre israélo-américaine contre l’Iran le mois dernier.
Sur le front libanais, l’armée israélienne poursuit son offensive entamée le 2 mars. L’agence nationale de presse libanaise a fait état lundi de frappes aériennes sur la ville de Barashit, dans le district de Bint Jbeil, causant un mort et un blessé. Par ailleurs, une attaque contre un poste de contrôle militaire dans le sud du pays a tué un soldat libanais et en a blessé d’autres.
Les opérations terrestres israéliennes s’étendent également. Ali Rizk, analyste des questions de sécurité interrogé par Al Jazeera, souligne que les dirigeants israéliens, dont le Premier ministre Benjamin Netanyahu, envisagent d’élargir l’incursion terrestre au Liban. Depuis le début de l’escalade ce mois-ci, le ministère libanais de la Santé publique recense plus de 1 200 morts à travers le pays, tandis que les ordres de déplacement forcé émis par Israël ont contraint plus de 1,2 million de personnes à quitter leur domicile.