Les forces américaines ont intercepté jeudi matin le pétrolier « Veronica » dans les eaux situées autour de l’Amérique centrale et des Caraïbes, marquant une nouvelle étape dans le blocus imposé au Venezuela. Cette opération, menée sans incident par le Commandement Sud des États-Unis, constitue la sixième saisie de navire depuis le mois de décembre dans cette zone stratégique.
Selon les informations communiquées par le Commandement Sud, l’intervention a mobilisé des Marines et des marins de la Joint Task Force Southern Spear, déployés avant l’aube depuis le porte-avions USS Gerald R. Ford. Le navire-citerne opérait en violation directe de la quarantaine décrétée par le président Donald Trump à l’encontre des navires sous sanctions dans les Caraïbes. L’agence Anadolu rapporte que l’arraisonnement s’est déroulé sans heurts, les autorités américaines qualifiant le bâtiment de « pétrolier fantôme sanctionné » ayant transité par les eaux vénézuéliennes.
La secrétaire à la Sécurité intérieure, Kristi Noem, a confirmé le succès de la manœuvre sur le réseau social X, affirmant qu’il n’y a « aucun moyen d’échapper ou de fuir la justice américaine ». Elle a précisé que l’ensemble de la « flotte fantôme » fait l’objet d’une surveillance étroite et que les mouvements de ces navires sont suivis en temps réel. Washington maintient une position ferme, déclarant que seul le pétrole dont l’exportation est coordonnée de manière légale est autorisé à quitter le Venezuela.
Cette saisie s’inscrit dans une offensive maritime plus large visant à appliquer un « blocus total et complet » sur les hydrocarbures vénézuéliens. Depuis le 10 décembre, les États-Unis ont intercepté plusieurs navires, dont le « Bella 1 » dans l’Atlantique Nord et le superpétrolier « Centuries ». Ce durcissement survient dans un contexte de tensions extrêmes entre Washington et Caracas, marqué par l’opération militaire américaine du 3 janvier au Venezuela qui a conduit à la capture et au transfert vers New York du président Nicolas Maduro. Si le Venezuela dénonce ces actes comme de la « piraterie internationale », les États-Unis les justifient par la nécessité de faire respecter les sanctions.