Face à l’escalade de la violence dans le nord de la Syrie, les États-Unis ont affirmé, samedi, leur volonté de favoriser un rapprochement entre le gouvernement syrien et l’organisation des Forces démocratiques syriennes (FDS). Cette annonce survient alors que la ville d’Alep est le théâtre de vives tensions sécuritaires menaçant la stabilité de la région.
L’envoyé américain pour la Syrie, Tom Barrack, a confirmé s’être entretenu à Damas avec le président syrien Ahmad al-Charaa et son ministre des Affaires étrangères, Asaad al-Chibani. S’exprimant au nom du président Donald Trump et du secrétaire d’État Marco Rubio, le diplomate a souligné l’importance de cette démarche pour la transition vers une « nouvelle Syrie unifiée ». Comme le rapporte l’agence Anadolu, Washington considère le moment actuel comme une opportunité cruciale pour bâtir un État où toutes les communautés, qu’elles soient arabes, kurdes ou chrétiennes, participent aux institutions de sécurité.
Cette initiative diplomatique tente de répondre à une situation critique sur le terrain. Tom Barrack a qualifié de « profondément préoccupants » les événements récents à Alep, où les attaques du YPG/FDS ont causé la mort de 23 personnes et fait plus de 100 blessés dans des quartiers résidentiels. Ces violences remettent en cause l’accord d’intégration signé en mars 2025, qui prévoyait l’incorporation des forces des FDS dans les institutions nationales sous l’autorité de Damas.
L’administration américaine a exhorté toutes les parties à faire preuve de retenue et à cesser immédiatement les hostilités pour ne pas compromettre les progrès réalisés depuis la chute du régime précédent. Parallèlement aux efforts de médiation, des opérations ont été menées pour gérer la crise locale, notamment l’évacuation de combattants de certaines zones sensibles d’Alep. L’équipe du secrétaire d’État Rubio se tient désormais prête à faciliter un engagement constructif pour restaurer le dialogue et préserver l’unité territoriale de la Syrie.