Le flou entourant la situation militaire en Syrie vient d’être dissipé par une intervention officielle des autorités. Alors qu’une suspension des opérations avait été décrétée en début de semaine pour une durée déterminée, des informations contradictoires ont circulé ces dernières heures concernant une modification de ce calendrier. Le ministère des Affaires étrangères a tenu à clarifier la position de l’État face aux spéculations sur le maintien du statu quo avec les Forces démocratiques syriennes (FDS).
Selon nos informations, relayées par l’agence Anadolu, Damas a formellement démenti toute modification de l’échéance initiale. Une source officielle au sein du ministère, citée par l’Agence arabe syrienne d’information (SANA), a indiqué qu’il n’y avait « aucune vérité » dans les rapports médiatiques évoquant une prolongation du délai de cessez-le-feu.
La suspension des opérations militaires, annoncée mardi dernier, avait été strictement fixée à quatre jours. Cette décision s’inscrivait dans le cadre des ententes visant à faciliter l’application des accords entre l’État syrien et les FDS. Le démenti actuel confirme donc que le calendrier initial reste la seule référence valable pour les autorités syriennes, rejetant l’idée d’un temps supplémentaire accordé aux forces adverses.
Ce rappel à l’ordre intervient dans un climat de tensions renouvelées. L’accord signé le 18 janvier, qui prévoyait un cessez-le-feu et l’intégration des membres des FDS dans les institutions étatiques, est mis à rude épreuve. Damas qualifie la situation actuelle de « dangereuse escalade », pointant du doigt la poursuite des provocations et des violations sur le terrain par les FDS, malgré les engagements pris.
L’armée syrienne avait précédemment lancé une opération d’envergure permettant la reprise de vastes zones dans l’est et le nord-est du pays. Cette action militaire répondait, selon le gouvernement, à l’inapplication d’accords antérieurs datant d’une dizaine de mois. La ligne directrice de la présidence syrienne demeure inchangée : la réaffirmation de l’unité territoriale et le refus de toute tentative de division, passant par l’intégration des FDS aux structures officielles de l’État.