Suites de la finale Sénégal-Maroc : La contrainte réglementaire qui limite l’extension des sanctions de la CAF au Mondial 2026

La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement activé sa commission de discipline suite aux événements survenus en marge de la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal. Si des sanctions contre le sélectionneur Pape Thiaw et plusieurs joueurs semblent inévitables à l’issue de l’enquête, leur portée réelle sur le calendrier international suscite des interrogations techniques. L’application éventuelle de ces mesures à la prochaine Coupe du monde ne se fera pas automatiquement, mais dépendra de l’activation d’un mécanisme juridique spécifique.

Selon les informations rapportées par Le Quotidien, l’instance dirigeante du football africain entend faire toute la lumière sur les incidents de fin de rencontre. Dans les semaines à venir, la branche disciplinaire de la CAF auditionnera les principaux concernés. Le dossier vise explicitement le technicien sénégalais ainsi que plusieurs éléments de l’effectif. Toutefois, le code disciplinaire de l’instance continentale établit une distinction nette : en principe, les sanctions prononcées ne s’appliquent qu’aux compétitions qu’elle organise elle-même.

Cette séparation des juridictions offre, en l’état actuel des textes, une protection relative aux Lions pour le Mondial 2026. Contrairement à une expulsion directe qui entraîne souvent un report de suspension, les sanctions administratives ou disciplinaires post-match nécessitent une procédure additionnelle pour traverser les frontières de la CAF.

Pour qu’une suspension impacte la participation des joueurs sénégalais à la Coupe du Monde prévue aux États-Unis, au Canada et au Mexique, une démarche active est requise. La CAF doit solliciter formellement auprès de la FIFA l’extension des sanctions au niveau mondial. L’article 70 du code disciplinaire de la FIFA stipule que « toute association membre, confédération ou autre organisation sportive peut demander à la Commission de discipline d’étendre au niveau international la sanction qu’elle a imposée ». Cette requête doit être soumise par écrit via le portail juridique de l’instance mondiale.

Il existe cependant une seconde voie, celle de l’autosaisine. L’article 70 précise également que si la Commission de discipline de la FIFA constate une absence de demande d’extension, elle conserve la prérogative de prendre cette décision d’office. Sans l’une de ces deux actions, les sanctions resteraient circonscrites au continent africain.

Le Sénégal doit débuter sa campagne mondiale le 16 juin 2026 face à la France au Stade de New York New Jersey, avant d’affronter la Norvège le 22 juin, puis de conclure la phase de groupe le 26 juin à Toronto contre le vainqueur du barrage intercontinental (Irak, Bolivie ou Suriname).

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