Suite au mot d’ordre du G7, le décor inhabituel qui s’est imposé ce vendredi dans les établissements de Matam

Le secteur éducatif de la onzième région a connu une paralysie quasi totale en cette fin de semaine. En application des directives syndicales, le système scolaire a tourné au ralenti, marquant une nouvelle étape dans le bras de fer opposant les enseignants à l’État sur le respect des accords signés.

La journée de vendredi a été marquée par un arrêt significatif des cours dans la capitale régionale. Comme le rapporte Sud Quotidien, la réponse au mot d’ordre décrété par le G7, cadre regroupant les sept syndicats les plus représentatifs de l’enseignement, s’est traduite par une désertion massive des salles de classe.

Le constat sur le terrain révèle une atmosphère particulière. Les établissements scolaires de la commune de Matam, habituellement animés, ont offert un décor de calme plat. Au-delà de l’absence des élèves et des enseignants, l’impact s’est ressenti sur l’ensemble de l’écosystème scolaire : les vendeuses, coutumières des lieux, étaient également absentes des devantures.

Si les bureaux de l’administration scolaire sont restés ouverts, les salles de classe sont demeurées closes. Cette paralysie a touché l’ensemble des cycles, du préscolaire au moyen-secondaire, en passant par l’élémentaire.

Ce mouvement d’humeur s’inscrit dans le cadre du deuxième plan d’actions du G7. Les syndicats exigent davantage de considération de la part de l’État et l’application stricte des engagements pris. Cette grève totale du vendredi 23 janvier 2026 succède à un débrayage observé le mercredi 14 janvier et à une marche nationale tenue à Thiès le jeudi 22 janvier.

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