L’escalade de la violence au Soudan contraint de nouvelles vagues de populations à abandonner leurs foyers dans l’État du Kordofan du Sud. Selon les données communiquées mardi par l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 400 personnes ont dû fuir les villes de Kadugli et Dilling en l’espace de quarante-huit heures.
Les équipes de l’agence onusienne sur le terrain ont recensé 125 déplacés à Kadugli et 270 à Dilling entre le 11 et le 12 janvier. Ces civils, cherchant à échapper à la détérioration des conditions sécuritaires, ont trouvé refuge dans l’État voisin du Nil Blanc. Comme le rapporte l’agence « Anadolu », ces deux localités subissent un siège imposé par les Forces de soutien rapide (FSR) et leurs alliés du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (MPLS-N) depuis les premiers mois du conflit.
La situation sur place demeure extrêmement précaire, les zones étant régulièrement la cible de bombardements d’artillerie et d’offensives aériennes. Ce climat d’insécurité généralisée s’étend à d’autres régions du pays, comme en témoigne le récent drame survenu à Sinja, où une attaque de drone attribuée aux FSR a causé la mort de plusieurs civils.
Les statistiques globales soulignent l’ampleur de la crise humanitaire en cours. L’OIM a indiqué que le nombre de personnes déplacées dans les trois États du Kordofan a atteint 64 890 entre le 25 octobre et le 30 décembre 2025. Sur le plan territorial, les FSR contrôlent la majorité du Darfour, tandis que l’armée soudanaise maintient son emprise sur la majeure partie des autres États, incluant la capitale Khartoum.