Dix civils ont perdu la vie et neuf autres ont été blessés lors d’une attaque de drone survenue à Sinja, capitale de l’État de Sennar, dans le sud-est du Soudan. Cette offensive est attribuée aux Forces de soutien rapide (FSR) par des sources médicales locales.
Le Réseau des médecins soudanais a confirmé ce bilan dans un communiqué officiel publié lundi, précisant que les victimes ont été atteintes par un missile guidé tiré depuis un drone sur plusieurs sites de la ville. D’après des sources locales s’étant confiées à l’agence Anadolu, le quartier général de la 17e division d’infanterie de l’armée a également été ciblé lors de cette opération, bien qu’aucune réaction officielle n’ait été émise par les forces armées pour le moment.
L’organisation médicale a fermement condamné cette action, dénonçant un « ciblage délibéré de civils en dehors d’objectifs militaires » qu’elle qualifie de « crimes de guerre avérés ». Face à cette situation, le réseau a lancé un appel pressant à la communauté internationale, aux Nations Unies et aux organisations de défense des droits humains pour qu’elles prennent des mesures urgentes afin de protéger les populations et de traduire les responsables en justice.
Ce drame s’inscrit dans le contexte du conflit armé qui déchire le Soudan depuis avril 2023. Sur le terrain, les FSR contrôlent la quasi-totalité de la région du Darfour à l’ouest, tandis que l’armée régulière maintient son autorité sur la majorité des zones du centre, du nord et de l’est, incluant la capitale Khartoum. Les affrontements ont déjà causé des milliers de morts et provoqué le déplacement de millions de personnes.