Sollicitée par la Mauritanie pour le cas Gianni Merlo, l’AIPS Afrique oppose la règle de conduite qui prévaudra désormais

Le congrès de l’Association Internationale de la Presse Sportive (AIPS) zone Afrique, qui s’est tenu à Banjul du 6 au 9 février 2026, a marqué un tournant dans la structuration de l’instance continentale. Au-delà du renouvellement de confiance accordé au président Abdoulaye Thiam et à son Comité Exécutif, les travaux ont abouti à l’adoption de six résolutions majeures qui redéfinissent les statuts de l’organisation et son positionnement sur l’échiquier international.

**Une neutralité diplomatique imposée face à la proposition mauritanienne**

L’un des points centraux des débats concernait le positionnement politique de l’Afrique vis-à-vis de la gouvernance mondiale de l’AIPS. Selon les informations rapportées par IGFM, une motion de soutien explicite au candidat Gianni Merlo avait été introduite par la délégation de la Mauritanie.

Face à cette sollicitation, le congrès a choisi de ne pas s’aligner automatiquement. Les délégués ont privilégié et recommandé une posture de stricte neutralité pour l’AIPS Afrique. Cette décision marque une volonté d’indépendance de la section continentale dans les processus électoraux globaux, refusant ainsi la consigne de vote collective au profit d’une approche plus mesurée.

**Trois amendements pour réformer la gouvernance mondiale**

Les résolutions de Banjul ne se limitent pas à la politique électorale. L’instance africaine a approuvé trois propositions d’amendements qu’elle portera au prochain congrès de Lausanne. La mesure la plus significative concerne la limitation des mandats. L’AIPS Afrique souhaite désormais que la présidence de l’AIPS soit plafonnée à trois mandats, une réforme visant à assurer une rotation plus régulière à la tête de l’organisation mondiale.

Par ailleurs, deux autres modifications structurelles sont exigées : l’obligation d’adhérer à la section continentale (AIPS Afrique) avant de pouvoir prétendre à la reconnaissance par l’AIPS monde, et la relocalisation de l’élection des représentants continentaux, qui devra se faire au niveau de leur section respective et non plus de manière centralisée.

**Consolidation institutionnelle et prochaines échéances**

Sur le plan interne, le congrès a permis de valider les fondations administratives de l’organisation avec l’adoption du nouveau logo, ainsi que des statuts et du règlement intérieur. Concernant l’avenir logistique, le choix du pays hôte pour le congrès de 2027 reste en suspens : la désignation se fera en marge du rassemblement mondial prévu à Lausanne, en Suisse.

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