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Seyda Mariama Niass : “Une femme peut bien être leader, tout en restant en phase avec l’Islam”

Rencontrée chez elle à Mermoz dans sa villa marquée numéro 1. Ya Seyda Mariam Niasse a bien voulu nous recevoir pour parler de ses relations avec son père Cheikh Ibrahim Niass, son rôle de précurseur dans l’enseignement religieux en temps plein, sans oublier de donner quelques conseils aux femmes.

Quels étaient vos rapports avec votre père ?

Cheikh Ibrahim Niasse Baye était mon père. Je suis issue l’aînée des enfants issus de son union avec feue Aïssatou Sarr. Notre mère est décédée à l’âge de 35 ans. Il m’amenait partout dans le monde quand il voyageait. Au décès de ma mère, j’avais quatorze ans. Et j’étais obligée de devenir une seconde mère pour mes frères. Certains de mes frères ont été amenés à l’école française, mais moi je suis restée au daara. J’ai aussi des rapports très étroits avec tous les enfants de Baye Niasse sans exception. Parce que notre père nous disait : « soyez toujours unis comme le balai, si vous êtes tous liés, personne ne pourra vous faire du mal, mais si vous vous dispersez comme un balai détaché on vous atteindra. » On a toujours pris ses conseils en considération. Nous nous aimons tous. Chacun voit Baye Niass en l’autre.

Qu’est-ce que cela vous fait de voir votre nom associé en premier à l’enseignement religieux au Sénégal ?

Cela me fait plaisir énormément de faire apprendre le Saint Coran et les préceptes de notre religion à des multiples de personnes. J’ai commencé cela dans les années 1952. Au début, c’était seulement pendant les vacances scolaires que j’apprenais le Coran aux jeunes, quand les cours reprenaient je ne voyais personnes et des années plus tard, je me suis dit qu’il faut y inclure l’enseignement français au programme. Au début, ce n’était pas certes facile pour certains de comprendre cela. Je voulais juste retenir les enfants après les vacances et relier les deux enseignements. Et cela a réussi, on trouve maintenant beaucoup d’écoles qui ont repris le même mode de fonctionnement que mes écoles. Je suis heureuse de cette évolution.

En tant que référence féminine dans ce pays, quels conseils donneriez vous  aux femmes ?

Je suis l’actualité et je suis au courant de certains faits attribués aux femmes. Une femme musulmane doit toujours avoir les recommandations islamiques comme guide de bonne conduite. Celles qui ont emprunté des voies interdites par l’Islam doivent se repentir. Et cela doit être perpétuel et sincère. Les femmes doivent essayer de réussir leurs ménages en respectant leurs maris, leur obéir, et laisser de côté tout ce que leurs époux leur interdit. Dans les domaines de travail, d’études de quête spirituelle, la femme peut toujours aller le plus loin que possible. Mais une fois dans le mariage, il faut laisser à l’homme son autorité. Une femme peut bien être leader tout en étant en phase avec l’Islam. Baye Niasse nous a appris que quel que soit notre métier, il ne faut jamais oublier Dieu et la pratique assidue de l’Islam. J’ai toujours allié mon ménage à l’enseignement que je dispensais, cela ne posait pas de problème. J’ai beaucoup voyagé aussi, mais je n’ai jamais oublié mes devoirs d’épouse.

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