Les chefs de la diplomatie des pays du G7 ont clôturé leur rencontre de deux jours organisée sous présidence française. Face à la multiplication des affrontements au Moyen-Orient, les ministres ont adopté une position commune visant à limiter les répercussions d’un conflit qui menace de s’étendre.
Réunis les 26 et 27 mars à l’Abbaye des Vaux-de-Cernay, les représentants de l’Allemagne, du Canada, des États-Unis, de la France, de l’Italie, du Japon et du Royaume-Uni, accompagnés de la haute représentante de l’Union européenne, ont publié une déclaration conjointe. Selon l’agence Anadolu, le document appelle à un arrêt immédiat des attaques ciblant les populations civiles et les infrastructures critiques. Les signataires ont fermement condamné toute frappe dirigée contre des installations diplomatiques, soulignant que rien ne justifie de prendre délibérément pour cible des civils.
Les discussions ont largement porté sur les conséquences économiques mondiales de cette crise. Les ministres ont insisté sur l’urgence d’atténuer les perturbations qui affectent actuellement les chaînes d’approvisionnement en énergie, en engrais et le commerce international. Dans ce cadre, la déclaration réaffirme la nécessité absolue de rétablir une liberté de navigation durable et sécurisée dans le détroit d’Ormuz, en s’appuyant sur le droit international et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies.
Cette prise de position intervient dans un climat de haute tension régionale. Depuis la fin du mois de février, les hostilités se sont intensifiées suite à une offensive conjointe menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran. Cette opération a déclenché une série de représailles iraniennes, impliquant des tirs de missiles et des attaques de drones contre le territoire israélien ainsi que des pays abritant des bases militaires américaines. L’attention internationale reste focalisée sur le risque d’un élargissement de ces affrontements et sur leurs impacts sécuritaires et humanitaires.