Les relations bilatérales entre Bruxelles et Alger franchissent un nouveau cap. Ce mercredi, le Palais d’Egmont a abrité une rencontre de haut niveau entre les diplomaties belge et algérienne, aboutissant à la signature de nouveaux textes bilatéraux destinés à consolider un partenariat resté en demi-teinte durant plusieurs années.
Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a reçu son homologue algérien, Ahmed Attaf. À l’issue de cet entretien, deux accords précis ont été paraphés avec la secrétaire d’État belge à l’Asile et la Migration, Anneleen Van Bossuyt. Le premier texte porte sur la réadmission des personnes en séjour irrégulier, tandis que le second instaure une exemption de visa. Cette dynamique de coopération devrait prochainement s’étendre aux domaines judiciaire et policier.
Sur le réseau social X, le chef de la diplomatie belge a précisé que cette réception s’inscrit dans le sillage direct de son déplacement à Alger effectué il y a neuf mois. Cette précédente visite constituait le premier voyage d’un ministre belge des Affaires étrangères en Algérie depuis sept ans, une démarche assumée par Maxime Prévot dans le but de « rattraper le temps perdu ».
Les échanges ont également permis de souligner la densité des liens humains existant entre les deux nations. La Belgique compte actuellement plus de 30 000 citoyens d’origine algérienne. Par ailleurs, des conventions spécifiques permettent chaque année la prise en charge de centaines de patients algériens dans les structures hospitalières bruxelloises. Sur le volet économique, les investissements des entreprises belges en Algérie se concentrent principalement dans les secteurs de la construction, du dragage portuaire et de la logistique.
Le partenariat énergétique a occupé une place centrale dans les discussions. Cette coopération, établie depuis près de quarante ans, s’illustre notamment à travers le terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) de Zeebrugge, fruit d’une collaboration entre les groupes Sonatrach et Fluxys. Évoquant le contexte régional actuel marqué par les tensions au Moyen-Orient, Maxime Prévot a plaidé pour une élévation de ce partenariat stratégique, qu’il souhaite fonder sur « la confiance, la franchise et le respect mutuel ». Le diplomate belge a décrit une relation bilatérale « qui ne se contente plus de promesses », mais qui « avance et produit des résultats concrets ».
Pétrole et gaz c a réchauffe les relations.
Surtout en cette période de crise énergétique. Kou doff