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Que force reste à la loi ! (Par Ousmane Diène FAYE)*

Ce que vous êtes en train de suivre au quotidien, dans la presse ou sur les plateaux n’est que, pour l’essentiel, de la poudre aux yeux.

Dans une affaire judiciaire on se justifie sur la base de connaissances bien fondés et avec la neutralité, l’impartialité qu’il s’en faut ; loin des extrapolations. À défaut, il en va uniquement de la responsabilité des habilités à dire le droit.

Tout ce qui reste n’est que du domaine de la manipulation ou de la politique politicienne. Maintenant tout acte politique, se répond par un autre de son genre. Alors faites votre politique et nous comme vous en avez plein droit. Mais n’y aura de valeur juridique que ce qui sortirait du prétoire.

Le militantisme n’est pas le raisonnement juridique.
La presse n’est pas la justice.
La politique n’est pas le droit.
La masse n’est pas la vérité.
Mais l’intelligent doté de discernement sait les distinguer tous l’un de l’autre.

Pensez-vous être plus honnête que les professionnels de la justice ?
Pensez-vous que le Sénégal est cette minorité (les politiciens) agitée au quotidien ?
Pensez-vous être plus instruits, intelligents, courageux que ceux sous l’ombre ? Non !

Ceux qui ont toujours hué la justice en tant qu’opposants, l’ont applaudi une fois au pouvoir. Hélas c’en est devenu une “jurisprudence”. L’instrumentalisation de la justice a deux revers : le pouvoir, de l’intérieur mais aussi l’opposition de l’extérieur par la diabolisation. Mais tous, le pouvoir comme l’opposition y visent une fin politique ; assouvir leur stratégie de lutte.

Oubliez-vous que c’est des honnêtes hommes qui ont choisi de vivre incognito ? qui ont réussi là où certains parmi “vous” et moi avons échoué, par le sérieux, la rigueur et les valeurs, condition sine qua non ? Qui, pour certains parmi eux sont plus présidentiables que Sonko et Sall confondus en termes de capacités intellectuelles et de probité ?

Alors il en va de la bonne foi de tous de s’en remettre à eux pour tout litige nous concernant. A défaut l’opinion publique, la rue ne sauront être de bons juges pour la simple raison que s’y règne la maxime “œil pour œil, dent pour dent” et “kou diog daanou” “ndah yeffou golo lay doon” pour ne pas dire une séance de lutte mettant en scène des singes comme protagonistes.

Par ailleurs il est d’un esprit citoyen d’admettre que tout pouvoir que donne la loi à n’importe quelle autorité reste légale et que tout acte y découlant reste permis quitte à servir de liquidation d’un adversaire (un adage juridique dit : tout ce qui n’est pas interdit est permis). Ces prérogatives objectives ne sont pas concomitantes à une incarnation personnelle mais fonctionnelle. Les hommes passent et elles (ces prérogatives) demeurent. Il y va maintenant du pouvoir discrétionnaire de la personne en bénéficiant.

Tout compte fait, faites votre politique, vous en avez plein droit, donnez des coups et encaissez-en, c’est la logique de l’arène politique. Mais surtout ne sortez pas du ring sinon les supporters vous y remettront purement et simplement.

Ceci étant dit, a-t-on l’habitude de le rappeler, Actori incumbit probatio : « La charge de la preuve incombe au demandeur. »

Mais aussi Reus in excipiendo fit actor : « Celui qui allègue une exception en défense doit la prouver. »

Ainsi, a la dame Adji de prouver le bien fondé de ses allégations. Par ailleurs et comme le chante le Pastef, qu’il démonte pièce par pièce le complot qu’il allègue et selon les procédés légaux. À défaut, qu’il reste victime de son imprudence. Paracerque s’il est vrai que complot il y’en a, ceci ne doit être élucidé que par la balance, la glaive et ruban (justice). À défaut d’en apporter le bien fondé, la victime doit juste avaler cet “acte né de son imprudence” D’autant plus que la politique est complot sur complot on ne peut se fonder sur une suspicion ou un “verdict de fait” autoproclamé pour enfreindre le fonctionnement normal des institutions, institutions que nous nous sommes chargés de protéger et de crédibiliser. Aucun parti ne peut se soustraire aux “thiakhabal”, “ndenguegn” et “Mbottou” et pourquoi “matteu deekk” (morsure).

Par conséquent, toute tentative à troubler l’ordre public, sur une allégation non justifiable devant le juge, doit être punie à la hauteur des actes délictuels et criminels qui seront posés. À défaut nous, ou du moins eux du “tiers-groupe”, pour ne pas dire les ni-ni, tiendront responsable l’État pour manquement à une de ses missions régaliennes : le maintien de l’ordre

Que force reste à la loi !

* Juriste internationaliste

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