En déplacement au Portugal pour le match aller des quarts de finale de la Ligue des Champions, Arsenal a assuré l’essentiel sur le plan comptable face au Sporting Lisbonne. Cependant, au-delà du résultat étriqué obtenu mardi sur la pelouse de l’Estadio Jose Alvalade, une préoccupation inattendue émerge en coulisses concernant la gestion interne de l’équipe londonienne.
La rencontre s’est soldée par une courte victoire (1-0) des Gunners, arrachée dans le temps additionnel grâce à une réalisation du remplaçant Kai Havertz. Ce succès offre un avantage à la formation anglaise avant le match retour prévu à Londres la semaine prochaine. Sur le terrain, la maîtrise n’a pourtant pas été totale : la formation portugaise a enregistré 10 tirs contre 7 pour Arsenal, avec un léger avantage sur les tentatives cadrées (5 contre 4).
Mais les interrogations actuelles ne se limitent pas à la production sportive. Selon les informations rapportées par Al Jazeera, une partie de la direction d’Arsenal exprime désormais des réserves précises quant au comportement de son entraîneur, Mikel Arteta. L’intensité émotionnelle du technicien espagnol, qui peine souvent à dissimuler ses sentiments lors des moments critiques ou des défaites, est perçue par certains membres de la hiérarchie du club comme un facteur pouvant freiner la progression de l’équipe.
Cette réflexion interne intervient dans une période charnière pour le club du nord de Londres. Avant ce déplacement au Portugal, Arsenal restait sur deux revers consécutifs : une défaite en finale de la Coupe de la Ligue face à Manchester City et une élimination en quart de finale de la FA Cup par Southampton, pensionnaire de deuxième division. Cette première véritable baisse de régime de la saison a ravivé les doutes sur la capacité du club à briser son plafond de verre, bien qu’il conserve une avance confortable de neuf points en tête de la Premier League sur l’équipe de Pep Guardiola, qui compte toutefois un match en retard.
Face à cette pression naissante, Mikel Arteta a publiquement fait bloc. L’entraîneur a souligné sa volonté de protéger son effectif après neuf mois d’efforts intenses. « Je vais les défendre plus que jamais. Quelqu’un doit prendre ses responsabilités, c’est moi », a-t-il affirmé en amont de la rencontre, appelant ses joueurs à analyser la situation avec clarté plutôt que de céder à la panique.
Une ligne directrice reprise par le gardien David Raya, dont la prestation a été déterminante mardi soir. Le portier a insisté sur la nécessité d’apprendre de la frustration engendrée par les récentes éliminations nationales pour maintenir les ambitions européennes du club intactes. Le match retour à l’Emirates Stadium constituera une nouvelle évaluation de la capacité du groupe londonien et de son entraîneur à gérer la pression des grands rendez-vous.