Prompt à rassurer sur le dossier Pape Cheikh Diallo, le ministère de la Santé reste muet sur cette alerte qui vise des produits du quotidien

La gestion de la communication gouvernementale fait l’objet d’une attention particulière lorsque des enjeux de santé publique sont soulevés. Selon les observations relayées par IGFM et Leral.net, une différence notable de réactivité a été relevée entre le traitement rapide d’une affaire récente liée au VIH et le silence qui entoure depuis plusieurs mois les alertes concernant certains produits d’hygiène.

**Une alerte sanitaire en suspens**

Le dossier concerne la société Softcare, dont les couches et serviettes hygiéniques ont fait l’objet de signalements répétés. Dr Moussa Diallo, membre de l’Agence de régulation pharmaceutique (ARP), avait publiquement évoqué une « dangerosité supposée » de ces articles, pointant un risque potentiel pour les consommateurs. Cette sortie avait mobilisé plusieurs organisations de la société civile ainsi que le député Guy Marius Sagna, qui exigeaient le retrait des lots incriminés.

Malgré ces mises en garde et l’annonce d’une commission d’enquête parlementaire, la situation n’a pas évolué de manière visible. Les produits restent disponibles sur le marché et les conclusions des parlementaires se font toujours attendre, laissant les interrogations des consommateurs sans réponse officielle.

**Deux dossiers, deux tempos**

Ce statu quo tranche avec la célérité observée récemment sur un tout autre dossier. Suite aux rumeurs et à l’actualité impliquant l’animateur Pape Cheikh Diallo dans une affaire de transmission supposée du VIH, le ministère de la Santé et de l’Action sociale a réagi promptement.

Les services du ministre Ibrahima Sy ont publié un communiqué pour rassurer l’opinion, réaffirmant l’engagement des structures sanitaires à garantir « des soins de qualité, dans le respect de la dignité humaine, de la confidentialité et de l’éthique médicale ». Le texte insistait également sur la responsabilité collective nécessaire dans la lutte contre le VIH/Sida.

**Une communication à géométrie variable ?**

Pour nos confrères de Leral.net, ce décalage dans la communication institutionnelle soulève des questions sur la hiérarchisation des priorités. D’un côté, une réaction immédiate pour recadrer un débat sociétal et médiatique ; de l’autre, une absence de clarification sur des produits utilisés quotidiennement par une large partie de la population.

Cette situation alimente le débat sur la transparence des autorités sanitaires, alors que les attentes citoyennes concernant la sécurité des produits de consommation courante demeurent fortes.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire