Le fragile équilibre sur le terrain syrien vient de bénéficier d’un sursis temporaire. Alors que les tensions restent vives entre l’armée régulière et les forces dirigées par les Kurdes, une extension de l’arrêt des hostilités a été officialisée. Ce délai supplémentaire ne relève pas uniquement de la diplomatie locale, mais répond à un impératif opérationnel impliquant directement les États-Unis.
Le ministère syrien de la Défense a confirmé, tard dans la soirée de samedi, que l’accord de cessez-le-feu en vigueur a été reconduit pour une durée de quinze jours. Cette prolongation a pris effet immédiatement, débutant à 23 heures, heure locale (20h00 GMT). Si cette annonce offre un répit aux populations locales, elle s’inscrit surtout dans un cadre logistique précis.
Selon les informations relayées par notre source, Al Jazeera, cette fenêtre de calme est indispensable pour sécuriser une opération menée par les États-Unis. L’objectif de cette manœuvre est le transfert de prisonniers affiliés au groupe État islamique (EI). Ces détenus, jusqu’ici retenus dans des installations sous le contrôle des Forces démocratiques syriennes (FDS) dirigées par les Kurdes, doivent être déplacés, nécessitant une stabilité absolue sur les axes de transport concernés.