Prévention de la violence, de la désinformation et des discours de haine : Plus de trente Journalistes formés

La Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS) a organisé un atelier sur la sécurité des journalistes, la prévention de la violence, de la désinformation et des discours de haine en période électorale en collaboration avec le Haut Commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme dans les locaux même du partenaire les jeudi 14 et vendredi 15 mars 2024, à Dakar, aux Almadies. Ainsi, une trentaine de journalistes venant principalement des régions de Dakar, Mbour et Thiès ont bénéficié de cette formation.

Cette formation s’inscrit dans le cadre de l’initiative des Nations unies à savoir le Programme Conjoint du Système des Nations Unies matérialisée par le Projet de Renforcement de la Cohésion Sociale et la Prévention des Conflits au Sénégal (PECOS). Selon Benjamin Hounton, Représentant régional adjoint du HCDH-BRAO, « l’objectif de cette formation est d’accompagner les reporters durant la campagne afin de les sensibiliser davantage sur les dangers des discours de haine et de la désinformation ainsi que la corrélation entre les informations relayées par les médias et la prévention de la violence ».

La cérémonie d’ouverture a été suivie par une présentation de Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique subsaharienne de Reporters sans frontières (RSF). Sa session a permis de poser le débat sur l’importance d’assurer la sécurité et l’intégrité physique des reporters en temps de manifestation mais surtout en période électorale. Attirant l’attention sur le nombre d’incidents sur la sécurité des journalistes, ces dernières années, il a surtout insisté sur la mobilisation nécessaire de l’ensemble des acteurs et des partenaires pour que le Sénégal redevienne le fleuron de la liberté de la presse qu’il a été pendant de longues années en Afrique de l’Ouest.

Il a ajouté au regard du processus électoral : « Pour qu’une élection soit qualifiée de libre et démocratique, il est indispensable que les citoyens disposent d’un accès suffisant à des informations fiables, relatives à tous les partis politiques et candidats, ainsi qu’au déroulement des opérations de vote» a-t-il souligné, évoquant le fait que les journalistes ont « un rôle déterminant dans la légitimation du processus électoral, parce qu’ils sont tenus de dénoncer toute tentative d’influence indue ou de fraude électorale. »

Ibrahima Dia du Conseil pour le respect de l’éthique et de la déontologie (CORED) a également pris part aux travaux et animé une session sur le rôle du CORED sur l’amélioration de l’intégrité de l’espace médiatique insistant sur les principes essentiels de déontologie et d’impartialité que les journalistes doivent observer surtout durant la période électorale.

Les reporters présents ont pour leur part exprimé le besoin de bénéficier de plus de sessions de sensibilisation pour se familiariser aux procédures du CORED, mais aussi pour renforcer leurs capacités sur les droits de l’homme et les principes qui encadrent la liberté d’expression et d’information.

Des sessions ont également été animées sur la promotion d’écosystèmes d’information sains tout en abordant et les dangers de la désinformation par le Directeur du Centre d’information des Nations unies, M.Hiroyuki Saito, et Mme Yaka Tine Demba de l’UNICEF qui a échangé avec les participants sur la prévention des violences à l’encontre des enfants dans un contexte de troubles socio-politiques.

Pour clôturer les travaux, les journalistes ont pu bénéficier d’une session d’échange très dynamique avec l’observateur national des lieux de privation de liberté, le magistrat Madiaw Diaw. Il a évoqué l’importance de la prévention contre « la torture et les mauvais traitements » et la nécessité de développer des relations de travail avec les forces de défense et de sécurité (FDS) et d’avoir des canaux de « déconfliction » en période électorale et durant des manifestations.

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