Pour ses publications sur le réseau social X, le tribunal de Nice alourdit le casier judiciaire de la militante pro-palestinienne

C’est une décision de justice qui vient sanctionner la récidive en matière de délit de presse et d’incitation à la haine. À Nice, dans le sud de la France, le tribunal correctionnel a dû se prononcer ce vendredi sur le cas d’une figure locale du militantisme pro-palestinien. Déjà connue des services judiciaires pour des faits similaires, la prévenue faisait face à de nouvelles accusations liées à son activité sur les réseaux sociaux.

Le verdict est tombé pour la cofondatrice du collectif « Nice à Gaza ». Selon les informations rapportées par l’agence Anadolu, la militante a été condamnée à une peine de 15 mois de prison ferme. La justice lui reproche d’avoir republié sur la plateforme américaine X (anciennement Twitter) des messages à caractère antisémite. Les chefs d’accusation retenus contre elle sont lourds : apologie du terrorisme, incitation à la haine raciale et apologie de crimes contre l’humanité.

Cette condamnation intervient dans un contexte judiciaire déjà chargé pour l’activiste. Placée en détention provisoire depuis le 14 novembre 2025, elle restera en prison à l’issue de cette audience. Les faits incriminés concernent une série de publications relayées entre juillet et octobre 2025. Pour le ministère public, représenté par la procureure adjointe, il y avait « une urgence à mettre un coup d’arrêt » aux agissements de la prévenue, insistant sur la réitération des infractions.

Le dossier judiciaire de la militante s’était déjà épaissi quelques mois plus tôt. En juin 2025, la cour d’appel d’Aix-en-Provence avait prononcé une peine de 18 mois de prison, dont six mois ferme sous bracelet électronique, pour des publications de même nature. Face aux juges niçois et aux parties civiles, notamment le Crif Sud-Est et la Licra, la prévenue a choisi de garder le silence sur l’essentiel des questions.

Pour sa défense, elle a simplement indiqué qu’elle ne pensait pas commettre d’infraction en se contentant de « repartager » des contenus existants à destination de son « public » sur le réseau social. Une ligne de défense qui n’a pas convaincu le tribunal. Son avocat a d’ores et déjà annoncé son intention de se pourvoir en cassation pour contester cette nouvelle décision.

Votre avis sera publié et visible par des milliers de lecteurs. Veuillez l’exprimer dans un langage respectueux.

Laisser un commentaire