Jean-Noël Barrot, ministre français de l’Europe et des Affaires étrangères, s’est exprimé ce mercredi devant le Parlement pour clarifier la position de Paris face à la situation politique à Téhéran. Dans un contexte marqué par une instabilité croissante pour les voix dissidentes, le chef de la diplomatie a dévoilé la stratégie adoptée par l’Hexagone pour répondre aux sollicitations des populations menacées.
L’annonce porte sur une modification quantitative de la politique d’accueil. Selon les déclarations relayées par l’agence Anadolu, la France va procéder à une augmentation du nombre de visas accordés aux ressortissants iraniens sollicitant l’asile. Cette mesure administrative vise spécifiquement à offrir une porte de sortie légale et sécurisée à ceux qui subissent directement la rigueur des autorités locales.
Le ministre a justifié cette décision par la volonté de Paris de soutenir le peuple iranien « par tous les moyens possibles ». Jean-Noël Barrot a précisé que cet élargissement concerne les visas à vocation humanitaire. L’objectif affiché est de garantir la protection des opposants persécutés par le régime qui cherchent refuge sur le territoire français.
Cette initiative diplomatique intervient alors que plusieurs organisations de défense des droits humains signalent un durcissement notable des mesures coercitives en Iran. Les rapports font état de vagues d’arrestations ciblant des militants, des journalistes et des opposants politiques, accompagnées de restrictions accrues sur les libertés publiques. Le ministère des Affaires étrangères a réaffirmé, par ce geste, son engagement envers le droit d’asile et le respect des conventions internationales.