Le Forum économique mondial de Davos a servi de tribune pour une annonce diplomatique majeure concernant le conflit en Europe de l’Est. Alors que les spéculations allaient bon train sur la reprise du dialogue, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé la tenue imminente de pourparlers directs impliquant les trois acteurs clés du dossier, dont la nouvelle administration américaine.
C’est aux Émirats arabes unis que se jouera cette séquence diplomatique décisive, prévue pour ce vendredi et samedi. Selon les précisions apportées par le chef d’État ukrainien et relayées par Anadolu, cette première réunion tripartite réunira des délégations de l’Ukraine, de la Russie et des États-Unis. Volodymyr Zelensky a souligné le caractère urgent et quasi inopiné de ce rendez-vous : « C’est mieux que l’absence totale de dialogue », a-t-il noté, tout en espérant que le pays hôte a été dûment informé de cette initiative américaine qui semble vouloir bousculer les protocoles habituels.
L’enjeu de ces discussions dépasse la simple prise de contact. Faisant suite à une rencontre jugée « bonne » avec le président américain Donald Trump, Volodymyr Zelensky a laissé entendre que les négociations sont à un stade très avancé. Il a affirmé que les documents relatifs à la fin de la guerre sont « presque finalisés ». L’espoir affiché par Kiev repose désormais sur la volonté de Moscou de faire des compromis, le président ukrainien rappelant que les implications de ce conflit dépassent les seules frontières de son pays.
La logistique de ce ballet diplomatique se précise également du côté de Moscou et de Washington. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a confirmé que Vladimir Poutine devait rencontrer des représentants américains dès jeudi soir. Parallèlement, l’envoyé américain Steven Witkoff a indiqué qu’il se rendrait à Moscou en compagnie de Jared Kushner, gendre de Donald Trump, avant de rejoindre directement Abu Dhabi pour les réunions de travail.