Une intervention des forces de l’ordre survenue vendredi soir à Argenteuil, dans le Val-d’Oise (France), suscite une vive controverse après la diffusion d’images amateurs sur les réseaux sociaux. Alors que la vidéo montre des agents usant de la force sur un individu au sol, un parlementaire a décidé de porter l’affaire devant les autorités judiciaires compétentes.
L’incident a été capté depuis le balcon d’un riverain. Selon les informations relayées par l’agence Anadolu, les images montrent des policiers portant des coups à un jeune homme de 20 ans lors de son interpellation. D’après le reportage diffusé par les médias locaux, l’individu attendait un ami à proximité d’un immeuble identifié comme un point de deal lorsqu’il a été appréhendé.
Le jeune homme, actuellement en formation dans le bâtiment, livre une version accablante des faits. Il affirme s’être laissé interpeller sans opposer de résistance avant d’être menotté. C’est une fois entravé qu’il aurait reçu des coups de pied et des coups au visage. Souffrant de douleurs au dos qui gênent ses déplacements quotidiens, il a indiqué attendre une nouvelle convocation, étant lui-même accusé de violences envers les dépositaires de l’autorité publique.
Face à la gravité des images et aux témoignages recueillis, le député de La France insoumise (LFI), Paul Vannier, a officiellement saisi le procureur de la République de Pontoise. L’élu a justifié sa démarche sur la plateforme X, estimant qu’il relève de la responsabilité des représentants du peuple de dénoncer ce qu’il qualifie de violences policières visant un habitant de sa circonscription. Il a toutefois tenu à préciser que cette action ne visait pas à discréditer l’ensemble des forces de l’ordre, dont il reconnaît le rôle indispensable.
La réaction syndicale ne s’est pas fait attendre. Pierre-Alain Gillet, délégué du syndicat Unité dans le Val-d’Oise, a appelé à la retenue, estimant que les policiers faisaient usage d’une violence « légitime » et qu’il est nécessaire de connaître le contexte précis avant de porter un jugement. Une enquête administrative a été ouverte parallèlement à la saisine du parquet pour faire toute la lumière sur cette affaire.