Pour éviter l’échec des précédentes politiques d’emploi, le Gouvernement mise sur ce nouveau levier jusqu’en 2034.

Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Moustapha Ndieck Sarré, a présidé jeudi l’atelier de validation de la Politique nationale de l’emploi pour la période 2026-2034. Selon les informations relayées par Sud Quotidien, cette nouvelle feuille de route ambitionne de restructurer en profondeur les interventions de l’État sur le marché du travail, en rompant avec les pratiques antérieures.

Jusqu’à présent, les initiatives liées à l’insertion professionnelle souffraient d’une forte dispersion, marquée par des doublons, des chevauchements et une insuffisance de coordination entre les différents acteurs. La stratégie à l’horizon 2034 s’inscrit désormais dans une approche intégrée et structurée. Devant les experts de son ministère, les représentants de la société civile et les partenaires, Moustapha Ndieck Sarré a précisé que cette politique doit orienter les actions publiques et privées dans une logique de synergie et d’efficacité.

La vision déclinée par la tutelle s’articule autour de plusieurs axes stratégiques : la promotion de l’emploi productif et décent, l’amélioration de l’employabilité, le développement de l’entrepreneuriat, la transformation structurelle de l’économie et la formalisation des activités. « Notre ambition est sans équivoque : changer d’échelle et de méthode. Créer massivement des emplois décents, donner à notre jeunesse les moyens de réussir, faire du secteur privé le véritable moteur de la croissance », a déclaré le ministre.

Pour s’assurer que cette nouvelle orientation ne subisse pas le même sort que les politiques précédentes, le Gouvernement a décidé de concentrer ses efforts sur la gouvernance. Le ministère a annoncé la mise en place d’un dispositif institutionnel renforcé. Celui-ci sera structuré autour d’instances de pilotage stratégique, d’une coordination interministérielle stricte et d’une déclinaison territoriale des projets.

Ce mécanisme s’appuiera techniquement sur un nouveau système d’information dédié au marché du travail, destiné à éclairer les décisions et à anticiper les évolutions économiques. Le suivi-évaluation de ces initiatives est conçu pour dépasser le cadre de la simple exigence administrative et devenir un outil permanent d’aide à la décision.

Dans cette dynamique de restructuration, Moustapha Ndieck Sarré a appelé à une mobilisation générale. Il a invité le secteur privé à intensifier ses investissements productifs pour l’insertion des jeunes, tout en sollicitant les partenaires techniques et financiers pour accompagner les collectivités territoriales dans la valorisation des potentialités locales.

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